Bataille, Jean (ou Charles), Marin
Biographie
Né le 24 novembre 1781 à Caen (Calvados), de Bataille, François et de Lamotte, Anne, Marguerite, son épouse. Ex-sous-officier au 28e de ligne, établi ouvrier tapissier. Il fut blessé de trois coups de baïonnette reçus à la cuisse et à la jambe droite. Il fut soigné à l’ambulance de la rue des Pyramides et de Rivoli. Il reçut un secours de soixante francs en août et un autre de six francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de trois blessures par arme blanche (coups de baïonnette) à la partie antérieure et interne de la cuisse et à la partie antérieure et inférieure de la jambe du côté droit, guéries sans adhérence des cicatrices avec quelques difficultés et quelques douleurs. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an (mais dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés, avec une indemnité définitive de six cents francs in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé ; bien un an dans la décision du Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales). Il reçut, à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 7 décembre 1830, devant le juge de paix du ancien) VIe arrondissement) et sous l’identité de Bataille, Jean-Marie (sic), tapissier, demeurant 23, rue de la Vannerie, pour attester avoir parfaitement connu Lepetit, Victor, Auguste et savoir qu’il était marié avec Richer, Marie, Catherine, Charlotte et qu’il était « à leur parfaite connaissance que ledit sieur Lepetit a pris les armes pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier et qu’il a été tué le 29 dudit mois rue Saint-Nicaise entre 2 et 3 heures après midi, en cherchant à débusquer la garde royale qui était dans les maisons de cette rue. Déclare M. Durand que cette dernière circonstance est à la connaissance particulière de M. Smith (voir Smith, James), qui avec plusieurs autres de ses ouvriers accompagnait ledit sieur Lepetit ». Il reçut quatre cents francs de secours jusqu’en 1832. Il semble qu’il avait compté sur la décoration et que, en 1832, celle-ci ne lui était pas encore parvenue. En 1832, il était marié et père de trois enfants. Il reçut, comme ancien condamné politique sous la Restauration, un secours de dix francs en décembre 1833, un secours de dix francs en janvier 1834, ce qui représentait sans doute le montant d’un secours mensuel qui lui fut alloué, pendant tout le règne de Louis-Philippe comme ancien prisonnier politique. Dans la séance du 7 mars 1845, son nom est Bataille, Jean, Marin et il est porté pour un secours mensuel de vingt francs au lieu des quinze francs qu’il touchait jusque-là. Il reçut un secours de cinquante francs (mais de soixante francs in Archives de la préfecture de police AA 369, minutes 159-163) en 1850, à titre de blessé de Juillet. En 1851, il reçut un secours de quarante-cinq francs, de la part de la préfecture de police, à titre d’ancien prisonnier politique sous la Restauration. Chaque trimestre de 1852, il reçut un secours de quarante-cinq francs, de la part de la préfecture de police, à titre de condamné politique sous la Restauration. Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, à titre de blessé de Juillet, un secours de quarante-cinq francs au 1er trimestre de 1853, de la préfecture de police, en tant qu’ancien condamné politique. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de blessé de Juillet. Il demeurait 23, rue de la Vannerie en 1830-1832 ; 241, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1849-1850 ; 267, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1851-1852. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 11 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 12 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 (sous le nom de Bataille, Jean, Morin) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/52 in dossier Debry ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Lepetit, Victor, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés indemnitaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 1re catégorie (sous le nom de Bataille, Jean, Morin) ; AA 366, Etat des allocations accordées aux condamnés politiques, résidant à Paris, pour le mois de décembre 1833 et pour le mois de janvier 1834, idem Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris, pour un secours de vingt francs et sous le nom de Bataille, Jean, Marin ; Archives de la préfecture de police AA 368, Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, 1er trimestre 1852, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), minute 209, idem Etat de répartition de secours imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852 (secours à divers titres), et afférents aux 3e et 4e trimestres de 1852, minute 263, idem Etat de répartition de secours entre quatre-vingt-sept personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 3e et 4e trimestres réunis, minute 265, idem Etat de répartition de secours entre vingt-cinq personnes qui recevaient des allocations sur les crédits spéciaux que les anciens budgets consacraient aux condamnés politiques, 1er trimestre 1853, minute 275 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Proposition d’accorder à cent quarante décorés, blessés et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine des secours s’élevant à la somme de 6.980 francs, minutes 94 à 99, idem Proposition d’accorder à 130 décorés, veuves et blessés de juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 225-229, en date du 19 juin 1852.