Baucher, Paul
Biographie
Né vers 1800 à Paris, fils d’un ancien militaire. Tailleur. Le 22 février 1831, il sollicita, auprès du ministre de la Guerre, une place de maître tailleur dans un régiment d’infanterie, « ayant toutes les connaissances et tous les moyens qu’exige cette place ». Il relatait ainsi sa conduite pendant les combats de Juillet : « Son patriotisme connu ne lui permit pas de rester indifférent aux événements de Juillet. Il sacrifia avec empressement ses intérêts particuliers à la défense des libertés publiques et contribua à leur conquête par ses armes et par un service actif. » Il était porteur des certificats suivants. Le premier, ainsi rédigé : « Le capitaine commandant les grenadiers du 3e bataillon de la IIe légion certifie que M. Paul Baucher, demeurant rue Lepelletier n° 17, a fait partie du détachement nommé dans les derniers jours de Juillet et que jusqu’au 3 août il a été constamment sous les armes et a fait preuve de dévouement à la chose publique, de zèle et d’intelligence dans le service qui lui a été confié. » Signé le 4 janvier 1831 : Leclerc. Le deuxième, ainsi rédigé : « J’étais sous les armes aux jours de Juillet et remplissait les fonctions d’adjudant-major auprès de M. le colonel Bro. Dans cette position, j’ai pu apprécier le zèle, le dévouement et l’intelligence du pétitionnaire, qui était sous mes ordres. Je leurs rends une complète justice et affirme que ce bon citoyen mérite tout l’intérêt du gouvernement. » Signé, le 15 janvier 1831 : Mangin, Théodore. Le troisième, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Paul Baucher a fait partie du rassemblement sous mes ordres, dans les journées de Juillet, et qu’il a commandé avec intelligence et dévouement une vingtaine d’hommes que je lui avais confiés. Lorsque, plus tard, j’ai été chargé du commandement et de l’organisation de la IIe légion de la garde nationale, il a continué à se rendre utile. Je crois qu’il est de toute justice de le bien traiter et je prends la liberté de le recommander à MM. les membres de la Commission. » Signé à Provins, le 6 janvier 1831 : Bro, ancien colonel de la IIe légion de la garde nationale parisienne, aujourd’hui colonel du 1er régiment de chasseurs à cheval. Le dossier de ses droits fut sans doute instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il déposa sans doute un dossier à la Commission des Réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il appartenait à la 3e batterie de la garde nationale. Il demeurait 17, rue Lepelletier en 1830-1831 ; 15, rue Meslay en 1831. Archives de la préfecture de police AA 371.