Baudoin

Biographie


Il fut du nombre des combattants de Juillet, selon le certificat qu’il signa, le 10 août 1830, en faveur de Gazu, Jacques. Ce certificat était, en effet, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur Gazu, Jacques, ex-grenadier sous l’Empire, demeure dans le quartier du Palais-Royal, rue Traversière-Saint-Honoré n° 4, depuis dix-huit mois, où il exerce l’art du dentiste, avec toutes les connaissances approfondies et l’habileté que réclament toutes les parties difficiles concernant l’extraction des dents et la propreté de la bouche. Certifions en outre que pendant la grande semaine et particulièrement aux journées des 27, 28 et 29 juillet il n’a cessé de donner les preuves les plus éclatantes de son dévouement pour la cause sacrée de la liberté, en combattant avec nous sur tous les points les plus dangereux et qu’enfin le 29 juillet, ayant une balle morte à l’avant-bras gauche, dans la rue du Rempart-Saint-Honoré à 10 heures un quart du matin, il n’a dû son salut qu’à l’adresse qu’il a employée en se couchant parterre et contrefaisant le mort, se voyant poursuivi par un détachement de Suisses de l’ex-garde ; que ne pouvant plus faire usage d’arme à feu par suite de la blessure qui en est résulté ainsi que le constate le certificat de M. Gauthier, demeurant rue de Bourbon, faubourg Saint-Germain n° 11, s’est rendu utile sous d’autres rapports non moins favorables, en pansant les blessés autant au poste du Palais-Royal que sur les autres lieux où ses soins pouvaient être de quelque utilité. En foi de quoi, nous lui avons délivré le présent pour rendre hommage à la vérité, ses capacités connues et la belle conduite qu’il a tenue avec le zèle le plus ardent, ne pouvant que lui mériter de justes éloges. » Il signa, le 17 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Lebreton, Edouard, Constant : « Je, soussigné, atteste que le sieur Edouard, Constant Lebreton, a été amené chez moi, le 29 juillet, venant d’être grièvement blessé d’un coup de feu dans le bas-ventre et que c’est en se battant contre la garde royale qu’il a reçu cette blessure, rue Saint-Honoré au coin de la rue Traversière. » Il demeurait 5, rue Traversière-Saint-Honoré en 1830. Archives nationales F/1dIII/61 in dossier Lebreton, Edouard, Constant ; Archives de la préfecture de police AA 388 in dossier Gazu, Jacques.

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