Baudry, Auguste, Pierre
Biographie
Né vers 1783 à Dieppe (Seine-Maritime). Ancien capitaine. Le dossier de ses droits fut sans doute instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Son nom ne fut pas compris dans les listes de décorés. Il fut l’objet de la lettre de protestation suivante, adressée à la Commission des récompenses nationales et rédigée par de très nombreuses personnes : « Nous avons éprouvé un sentiment pénible en ne voyant pas porté sur la liste des hommes de Juillet qui doivent avoir la croix un de nos plus braves camarades des trois journées et un de ceux qui ont rendu le plus de service en donnant continuellement des preuves de courage et d’un rare dévouement. Ce digne citoyen est le capitaine Baudry, Auguste, Pierre […]. Nous réclamons contre cette erreur et nous sommes persuadés que votre auguste équité, votre impartialité et votre amour pour la patrie vous feront relever une erreur qui deviendrait des plus sensibles à tous ceux qui connaissent ce digne capitaine. Si vous ne la releviez pas nous aurions droit de nous plaindre de cette partialité et nous ne pourrions nous refuser de lui donner de la publicité. Nous avons l’honneur, etc. » Signé : Vaucher (voir Vaucher, Alexandre ?). Suivaient les apostilles suivantes : « M. Baudry est un des membres de l’état-major qui ont rendu les plus grands services depuis le 28 juillet. Il y aurait plus que de l’injustice de le priver d’une décoration qu’il a si bien méritée. » Signé : Floriot (voir Floriot, Pierre, Nicolas, Marie). « Il ne faut pas oublier que le capitaine Baudry a fait partie de l’état-major du colonel Zimmer depuis le 29 juillet jusqu’au 19 août. J’ai vu dans plusieurs circonstances le sieur Baudry donner des preuves de zèle. » Signé : Laborde, Al. (voir Delaborde, Alexandre, Louis, Joseph ?). « Peu de citoyens ont acquis plus de titres à la reconnaissance nationale. Courage, abnégation, dix pages n’y suffiraient pas pour faire connaître les services qu’il a rendus. Ayant partagé les mêmes travaux, je déclare que je ne négligerai rien pour qu’il obtienne la décoration de Juillet, qui lui est si légitimement due. » Signé : Veyrasat (voir Veyrassat, Etienne, Jean ?). « Je ne saurais que me joindre aux précédents pour réclamer en faveur de M. Baudry la croix, qu’il a si justement méritée, en contribuant de tout son pouvoir au renouvellement des choses actuelles. » Signé : Barbey, ex-secrétaire près le gouvernement provisoire (voir Barbey, Théodore) « Je me joints aux vœux de mes camarades. » Clerck (voir Clerck, Antoine), capitaine à l’état-major. « J’ai vu M. Baudry à l’Hôtel de ville ; il y remplissait les fonctions de capitaine d’état-major. Je crois qu’il n’y ait arrivé qu’après avoir combattu pour la liberté et pour l’ordre public. M. Baudry s’est très bien conduit comme capitaine d’état-major. Je ne doute pas qu’à tous égards il mérite la décoration de Juillet. » Signé : Manteau, Lucien (voir ce nom), demeurant 215, rue Saint-Antoine. « J’ai vu M. Baudry, dans les journées de Juillet, donner des preuves de zèle, d’activité et de courage. Je crois, en effet, qu’il y aurait justice à lui donner la Croix de Juillet si cela se peut de quelque manière. » Signé Renaud Merrart (lire Marrast, Armand et voir ce nom). « Je me joints sincèrement aux vœux de mes camarades. » Signé : Franque (voir Franque, Alfred). Le colonel Zimmer (voir Zimmer, Joseph) lui délivra le certificat suivant : « Nous, colonel Zimmer, chef d’état-major général à l’Hôtel de ville le 29 juillet, certifie que M. Baudry, capitaine de mon état-major, [est] le premier qui se soit présenté en uniforme, par ordre de M. le général Dubourg, pour prendre le commandement, sous mes ordres, du mouvement militaire qui a eu lieu audit Hôtel de ville et je dois justement déclarer que : premièrement, il a organisé, inspecté et commandé les cinq cents hommes destinés à la prise du Louvre. Deuxièmement, les trois cents hommes de renfort envoyés pour la prise des Tuileries. Troisièmement, les six cents hommes partis de l’Hôtel de ville avec une pièce de quatre pour la barrière des Bonshommes pour s’opposer à l’entrée des Suisses. Quatrièmement les trois cents hommes de renfort, demandés par M. le colonel Jorry à la barrière d’Enfer, à l’annonce de l’arrivé du 2e régiment suisse, venant d’Orléans. Cinquièmement, commandé les cinquante hommes partis de l’Hôtel de ville pour empêcher l’évasion de malfaiteurs de La Forde et de Bicêtre, avec ordre de faire feu en cas de résistance après sommation ce qui fut exécuté. Qu’en un mot l’envoi des forces partant de l’Hôtel de ville n’ont été organisées, désignées, envoyées et commandées sur tous les points de la capitale que par mes ordres, mis à exécution par ledit capitaine Baudry. Que le 29, sur les 11 heures du soir, le gouvernement provisoire ayant eu connaissance que l’Hôtel de ville devait être attaqué, la conduite tenue par ledit M. Baudry me détermina à lui confier le poste le plus important et que si l’attaque n’a pas eu lieu, il faut l’attribuer à la précision des ordres donnés par lui et ponctuellement exécutés dans cette occasion comme dans d’autres, n’ayant pas craint d’exposer sa vie, soit en donnant des ordres soit en faisant lui-même des rondes tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Déclarant en outre que le mérite de cet officier, d’après sa belle conduite, peut être mis à l’égal de celui des personnes qui réellement se sont le plus distinguées, ce qui doit déterminer le gouvernement à récompenser cet officier, qui, sous tous les rapports, peut le servir si utilement. » Baudry était porteur du certificat suivant : « Nous, officiers de l’ancienne armée et autres, certifions pour rendre justice au sieur Baudry, capitaine de l’état-major de l’Hôtel de ville, que, plus que tout autre, il a fait son service avec zèle, activité, intelligence et surtout avec discernement, qu’il a coopéré, par son commandement et ses manières de donner des ordres et missions, à la réussite de la plupart des tentatives faites pour chasser de France les ennemis de l’ordre de choses actuel et faire triompher la vérité et la charte, que constamment, lorsqu’il l’a fallu et que son service le lui a permis, il s’est transporté où pouvait être le péril le plus imminent, en faisant des rondes, même seul, et en s’assurant par lui-même de l’existence de la tranquillité ou des remèdes à y apporter dans le cas contraire, qu’en un mot la conduite en tout et pour tout de cet ancien officier, confirmé capitaine par le général Lafayette, est exemplaire, lui mérite les suffrages de ses chefs collaborateurs et de ses concitoyens et nous fait espérer que le roi patriote des Français lui rendra la justice qui lui appartient. » Signé le 4 septembre 1830. (sans signatures). Suivent les apostilles suivantes. La première, ainsi rédigée : « Je certifie la vérité des faits, comme en ayant une connaissance particulière, étant moi-même compris au travail de l’état-major du général Lafayette. » Signé : Revamdemond illisible. La deuxième, ainsi rédigée : « J’atteste sur l’honneur que M. Baudry, capitaine de mon état-major, que j’ai chargé d’un service pénible à l’Hôtel de ville, pendant les mémorables journées de Juillet et jusqu’au 17 août, s’en est acquitté à ma grande satisfaction et que la participation qu’il a prise au triomphe de nos libertés doit lui mériter la bienveillance du gouvernement. » Signé le 17 septembre 1830 : Zimmer, lieutenant-colonel. La troisième, ainsi rédigée : « Je certifie et atteste que M. Baudry est une des premières personnes qui soient entrées à l’Hôtel de ville, le 29 juillet, et, chargé comme secrétaire général de la direction de l’état-major général, M. Baudry s’est montré le plus zélé, le plus courageux et a rendu tous les services qui dépendaient de lui. Cet officier mérite tout ce qu’un homme d’honneur peut mériter. La croix des braves ne saurait être mieux placée que sur sa poitrine, il l’a méritée. » Signé, le 19 septembre 1830 : Floriot, avocat à la cour royale. La quatrième, ainsi rédigée : « Je certifie que, m’étant présenté à l’Hôtel de ville le 29 juillet au matin, la première personne que j’y ai vue est le capitaine d’état-major Baudry, qui, après s’être battu les jours précédents, y donnait des ordres, des commissions, avec le plus grand zèle et une étonnante activité. » Signé : d’Auband, lieutenant (voir sans doute le D’Auband ou Dauband, lieutenant au 4e régiment de hussards, demeurant 47, rue Montmartre et qui est dans un certificat en faveur de Gastineau, Frédérich) ; Gastineau. La cinquième, ainsi rédigée : « Je, soussigné, avoir vu le sieur Baudry partout aux affaires des 26, 27, 28 et 29 et qu’il s’est exposé à tout pour le triomphe de nos institutions actuelles, qu’il n’a craint aucun danger pour déployer son talent et son intrépidité. » Signé : Bidault, sous-lieutenant à la 3e compagnie du 1er bataillon de la VIe légion de la garde nationale. La sixième, ainsi rédigée : « Une des premières personnes que nous avons vues à l’Hôtel de ville le 29 juillet était le capitaine Baudry, attaché au colonel Zimmer, commandant, en ce moment qui s’y trouvait et y donnant des preuves de zèle et de dévouement à la cause de la liberté. » Signé : Mauguin ; de Schonen. La septième, ainsi rédigée : « Je joins mon attestation et ma recommandation à celle de mon collègue M. de Schonen. » Signé : Delaborde. La huitième, ainsi rédigée : Je certifie la vérité des faits ci-dessus. » Signé : Franque (voir Franque, Alfred). La neuvième, ainsi rédigée : « Je certifie que M. Baudry était toujours en service toutes les fois que je me suis trouvé à l’Hôtel de ville. » Signé : Mouron d’Etaule (voir Mauron, Jean-Baptiste, Louis, Henri), élève de l’Ecole polytechnique. La dixième, ainsi rédigée : Je certifie que le 29 juillet, lorsque je fus à l’Hôtel de ville demander des armes, M. Baudry, en uniforme, commandait un détachement. » Signé : Dulin, capitaine. La onzième, ainsi rédigée : « Je, soussigné, déclare avoir été témoin, le 29 juillet et les jours suivants, du zèle et de l’activité qu’a déployés M. Baudry ; il est un des officiers de la garde nationale qui ont rendu le plus de services pendant la durée du pouvoir de la Commission municipale. » Signé Rauch. La douzième, ainsi rédigée : « Je, soussigné, avoir reçu des mains de M. Baudry plusieurs ordres provenant de l’état-major de M. le général en chef. » Signé : Hirne (voir Hirne, Jean, Protais, Théodore), major de la Ve légion de la garde nationale ; Brasseur, sergent de grenadiers à la IVe légion ; Boisset, adjudant major. La treizième, ainsi rédigée : « Je certifie qu’ayant coopéré et dirigé, dès le 28 juillet, le mouvement et la conservation de l’ordre du (ancien) XIIe arrondissement de Paris, le premier citoyen armé que j’ai rencontré à l’Hôtel de ville, le 29 au matin, c’est le capitaine Baudry, que je l’ai vu et reconnu plein d’activité, de dévouement et d’une intelligence nécessaire à l’ensemble de ce grand et mémorable mouvement dans tout Paris. C’est avec expérience et conviction que je rends à la vérité ce témoignage. » Signé, le 13 août 1830 : Jorry (voir Jorry, Sébastien, Louis, Gabriel)), chef d’état-major général de la 1re division militaire. La quatorzième, ainsi rédigée : Je soussigné et certifie que le 29 juillet, étant sorti de la VIe légion pour faire patrouille, j’ai trouvé à l’Hôtel de ville M. Baudry, capitaine, y faisant un service actif. » Signé : Roumilhe, capitaine de la 2e compagnie du 1er bataillon de la VIe légion de la garde nationale. La quinzième, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu à l’Hôtel de ville M. Baudry, où il a montré toujours beaucoup d’activité. » Signé : Sautel (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique ; Boulanger (voir Boulanger, Charles, Louis), élève de l’Ecole polytechnique ; Duchemin (voir ce nom), élève de l’Ecole polytechnique. La seizième, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu à l’Hôtel de ville M. Baudry, où il déployait beaucoup de zèle et d’activité. » Signé : Leymarie (voir Leymarie, Jean, Léonard, Repaire), élève de l’Ecole polytechnique ; Morel aîné, lieutenant de vaisseau, officier dans la VIe légion de la garde nationale ; Petit (voir Petit, Jean-Baptiste), lieutenant dans la garde municipale. La dix-septième, ainsi rédigée : « Moi, soussigné, actuellement sous-préfet de Compiègne et aux jours de la révolution du 26 juillet, secrétaire de la Commission municipale, certifie que M. le capitaine Baudry a mérité, dans ce grave événement de juillet, toute la bienveillance du gouvernement de notre roi Philippe Ier. » Signé : … elly, Hippolyte (nom à retrouver). La dix-huitième, ainsi rédigée : « Je certifie avoir vu M. Baudry déployer à l’Hôtel de ville une grande activité toutes les fois que je m’y suis trouvé. » Signé : Letene, A. (nom à retrouver), élève de l’Ecole polytechnique. La dix-neuvième, ainsi rédigée : « J’atteste le 29 juillet, où je fus blessé et me suis rendu à l’Hôtel de ville, le premier capitaine que j’ai vu en uniforme a été M. le capitaine Baudry, qui commandait en sa qualité de capitaine de l’état-major, et, le 30, il est venu en ronde sur les minuit à la Bourse, où je commandais, pour s’assurer si les pièces d’artillerie étaient en bon état. C’est pour quoi, je loue ce brave capitaine de son zèle et de son dévouement à la patrie. » Signé : général Dufour, commandeur de la Légion d’honneur. La vingtième : « Je puis attester que cet officier était le 29 à l’Hôtel de ville, qu’il m’a transmis des ordres du gouvernement, comme chef de la légion, que je l’ai trouvé partout où il y avait quelque (manque un mot) de nouveau, que, souvent, de nuit et de jour, il est venu me porter des ordres au quartier de ladite légion. Je doute que dans les circonstances imposantes où nous nous sommes trouvés on ait plus montré de zèle et d’activité que cet officier. » Signé : Seneport illisible, colonel d’état-major. La vingt-et-unième : « Je certifie que M. Baudry a toujours été au service très actif, toutes les fois que je me suis trouvé à l’Hôtel de ville. » Lauberne (nom à retrouver), élève de l’Ecole polytechnique ; La vingt-deuxième, ainsi rédigée : « Je certifie avoir à l’Hôtel de ville M. Baudry, où il a montré beaucoup de zèle et d’activité. » Signé : Lothon, Ch. (voir Lothon, André, Charles), élève de l’Ecole polytechnique. La vingt-troisième, ainsi rédigée : « Je, soussigné, ex-chasseur à cheval, en retraite depuis 1810, lieutenant de grenadiers en 1815, sous les ordres du général Clauzel, garde national volontaire des journées de juillet 1830, certifie qu’en venant relever le poste de l’Hôtel de ville, le 30 juillet 1830, nous avons été reçus par M. Baudry, que je connais parfaitement, et qu’en sa qualité de capitaine de l’état-major, il nous a installé dans notre poste ; déclare en outre que dans la nuit du 31 juillet au 1er août et de 11 à 2 heures, il m’a requis avec un autre garde pour aller vérifier les postes sur toute la rive droite de la capitale, que son zèle et son activité ont pu seuls remédier au désordre qui existait dans ce moment d’organisation et que si la ville n’a pas été troublée par quelques désordres, suite de la précipitation, cela n’est dû qu’à son sang-froid et aux ordres clairs et précis qu’il a donnés à tous les postes, qui ne savaient, pour la plupart, ce qu’ils avaient à faire. » Signé, le 15 septembre 1830 : Ducluzeau, demeurant 3, rue de Braque. La vingt-quatrième, ainsi rédigée : « Il est impossible de s’être rendu plus utile, d’avoir montré plus de patriotisme que M. Baudry ne l’a fait pendant la grande semaine et les jours suivants. Toujours prêt, infatigable, il a rendu les plus grands services à l’état-major partout dans les premiers jours. » Signé, le colonel, chef d’état-major, Feisthamel. La vingt-cinquième, ainsi rédigée : « Je certifie qu’en rentrant le 29 juillet à 3 heures du soir avec un détachement sous mes ordres au service de deux pièces de canon, j’ai trouvé M. le capitaine Baudry, qui, en sa qualité d’officier d’état-major, m’a fait donner un reçu des pièces et un laissez-passer pour me servir dans le service qui me restait à faire pour le lendemain 30. » Signé : Corney de Saint-Hilaire. Baudry avait signé le certificat suivant en faveur de Gastineau, Frédérich : « Je, soussigné, capitaine de l’état-major, attaché au colonel Zimmer, certifie que le sieur Gastineau, ex-sous-lieutenant (ou ex-lieutenant dans la copie du même certificat) au 120e de ligne, s’est présenté dès le 29 au matin à l’Hôtel de ville, après s’être battu sur différents points dans Paris, qu’il a demandé une commission de partisans sur Saint-Cloud et autres points, refusé une place de secrétaire provisoire (audit Hôtel de ville dans la copie du même certificat) pour se présenter sur ordre du colonel Zimmer à sa mairie (du [ancien] Ve arrondissement dans la copie du même certificat) afin d’avoir des armes et d’agir subséquemment. Je certifie en outre que je lui ai donné le commandement pour diverses missions, qu’il a remplies avec zèle, activité, bravoure et intelligence. » Il apostilla, le 10 septembre 1830, le certificat délivré par Gastineau en faveur de Daubaud, comme contenant des faits dont il avait connaissance ; ce certificat était ainsi rédigé : « Le soussigné certifie que le sieur Daubaud, ex-lieutenant au 4e hussards, a, pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet, 1er, 2, 3 et 4 août, donné des preuves de son dévouement à la cause patriotique, en se portant aux points les plus dangereux, que le 2 août, il a commandé, dès le matin, le poste de la barrière du Trône, qu’il s’est porté sur Vincennes avec le général qui était chargé de faire la sommation de reddition de Vincennes, commandant les tirailleurs portés en avant lors de l’entrée par la grille de la Tourelle ; que dès le matin il était disposé à attaquer, sur ordre du capitaine qui avait été envoyé à cet effet ; que le 3 août il était à Rambouillet et que le 4, au retour, il faisait partie comme commandant de section du détachement qui a ramené les fourgons et pièces de canon prises à Saint-Cyr ; qu’entre autres faits, le 28 juillet, après s’être battu sur différents points il a donné des preuves de courage en aidant puissamment à la défaite des Suisses, rue Montmartre, qu’il a fait partie, comme adjudant-major, de la colonne mobile campée à La Villette et qu’il y a fait son service d’une manière distinguée et mérite les éloges les plus sincères et les plus exacts. » Il signa, en 1830, le certificat suivant en faveur de Haymonet, François, Bonaventure : « Je, soussigné, capitaine d’état-major de la garde nationale pendant les grandes journées de Juillet, jusqu’au 10 du mois d’août, atteste qu’il est à ma connaissance que M. Haymonet, ayant été chargé, le 29 juillet au soir par le gouvernement provisoire, de signifier des ordres au directeur général des Postes, pour le départ des proclamations dans les départements, a rempli cette mission avec un dévouement tout à fait patriotique. Etant revenu ensuite à l’Hôtel de ville, afin de recevoir de nouveaux ordres que je lui donnai en lui confiant des missions importantes et difficiles et ayant reconnu dans M. Haymonet un citoyen zélé et entièrement dévoué à son pays. » Il demeurait 36, rue Phélipaux en 1831. Archives nationales F/1dIII/89 in dossier Gastineau, Frédérich ; Archives de la préfecture de police AA 371 ; Archives de la préfecture de police AA 382 in dossier Daubaud ; Archives de la préfecture de police AA 392 in dossier Haymonet, François, Bonaventure.