Bauvais, François et parfois Beauvais, François

Biographie


Né vers 1788 (mais le 2 frimaire an VII in Archives nationales F/1dIII/36 ; vers 1801 in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé, peu fiable) à Paris. Militaire de 1812 à 1814 au 4e chasseur, il participa à la retraite de Russie. Maçon. Il fut blessé d’un coup de sabre reçu à la main droite, dans la rue Saint-Mery. Il reçut un secours de cinquante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, cent cinquante francs en octobre et novembre 1830, cinquante francs en juillet 1831, cent vingt francs sur les fonds de souscription (il est inscrit pour une somme de cent cinquante francs reçus auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1842, la police indiquait à son sujet : « [Beauvais] n’a d’autres ressources que le produit de confection de cigarettes pour les étudiants. Beauvais prend soin de sa mère et de deux enfants qu’il a eus d’une concubine. Il est connu sous de bons rapports et mérite l’intérêt de l’administration » Il reçut quarante francs de secours en 1842, quarante francs en 1843, vingt-cinq francs en 1844, quarante francs en 1845, en 1846, en 1847, en 1849. En 1851, les renseignements pris sur son compte, mais sans qu’on puisse être sûr qu’il n’y avait pas confusion avec un autre individu, de la part de l’administration, rapportaient : « Ancien bijoutier qui par suite de mauvaises affaires se trouve réduit à une position des plus précaires. Il loge à la nuit en garni rue Montparnasse, numéro 47. Beauvais est veuf et a deux enfants, qui ne sont plus à sa charge, dont il ignore le domicile. Sans linge, sans vêtement et sans ressources, il manque aussi de travail et ne vit que de la charité publique. Il s’enivre quelquefois après s’être livré à la mendicité. » Il reçut cinquante francs de secours en 1851 et en 1852. En 1853 : « Quant à sa conduite, sa moralité et ses relations politiques, elles sont bonnes ; c’est avec une vive satisfaction qu’il a salué le rétablissement de l’Empire. » Il reçut cinquante francs de secours en 1853, quarante francs en 1854 et en 1855. En 1856, il pouvait gagner un franc par jour, en faisant quelques courses mais était « dans une position très malheureuse, ajoutait l’administration. Sa position est digne de pitié. Son propriétaire donne sur lui de très bons renseignements ». Il reçut quarante francs de secours en 1856, en 1857, en 1858, cinquante francs chaque année de 1859 à 1870. A soixante-neuf ans, il était paralysé des jambes et, en 1864, la police le dit dans le dénuement le plus complet et incapable depuis longtemps de se livrer à aucune occupation lucrative. Il demeurait 22, rue Geoffroy-Langevin en août 1830 ; 22, rue du Petit-Homme (le numéro est presque illisible) en 1831 ; 51, rue du Cherche-Midi, en garni, en 1842 ; 2, rue et Hôtel des Acacias, barrière Rochechouart à Montmartre, en 1845 ; 42, rue Saint-Sébastien en 1849 ; 47, rue du Montparnasse en 1850-1851 ; 273, rue Saint-Jacques en 1853 ; 71, rue Vanneau, une chambre en garni qu’il payait 35 centimes par jour, de 1853 à 1856 ; chez M. Andron, 3, rue Saint-Charles à Vaugirard en 1859 ; chez M. Yon, 14, rue de l’Eglise en 1860 et 1862 ; 17, bd des Invalides en 1862 ; 2, rue de Trancy à Vaugirard en 1864 ; 9, rue Médéal à Plaisance en 1865 ; 12, bd Saint-Germain de 1866 à 1869. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 9 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 10 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 76 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Bauvais, François) ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 2-3 état des blessés non classés et de la 1re classe (sous le nom de Beauvais, François) ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147 (sous le nom de Beauvais, François), idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163 (sous le nom de Bauvais, François), idem Proposition d’accorder à cinquante-six décorés et veuves de décorés de Juillet 1830 des secours s’élevant ensemble à 3.100 francs, minutes 260-262, en date du 29 janvier 1853 (sous le nom de Bauvais, François).

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