Bayeul, François, Casimir

Biographie


Né le 4 mars 1779 à Maromme (Seine-Maritime) (bien quil se dise âgé de quarante-huit ans en 1830). Ancien officier, chevalier de la Légion d’honneur, ancien capitaine de la 7e compagnie de la 3e cohorte de la IVe légion de la garde nationale, nommé le 7 juillet 1808. En septembre 1830, père de famille, ayant un fils sous les drapeaux, ayant « éprouvé des malheurs dans le commerce », il sollicita un secours provisoire et un emploi de sous-inspecteur des bois du gouvernement « ayant acheté et fait exploiter des forêts, connaissant particulièrement aussi la plantation et l’agriculture ». Il joignait à sa demande la copie d’un texte qui signalait sa conduite pendant les trois jours et ainsi rédigé : « A la commission chargée de recueillir les faits les plus notables des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830.

»Parmi les citoyens du (ancien) XIe arrondissement de Paris, nous citerons avec éloges MM. Corbiot, ex-contrôleur dans les subsistances militaires, Gechter, avocat, Bayeul, ancien capitaine, chevalier de la Légion d’honneur, Godard, ancien officier du génie, Boyard, Aimé, Félix, ex-officier en réforme, chevalier de la Légion d’honneur, qui, les premiers, après avoir combattu les 27, 28 et 29 juillet se sont emparé le 29 rue Saint-Honoré des maisons occupées par les Suisses et le 3e régiment de l’ex-garde royale.

»Le 29 juillet, dès le matin, ces mêmes chefs sommèrent M. Doigk (illisible), chef de bataillon, commandant au Luxembourg, de leur remettre à l’instant même les fusils de son bataillon ; à quoi, il répondit les avoir livrés au peuple la veille. Sachant le contraire, ils firent enfoncer les portes du Luxembourg et l’on trouva ce qu’on désirait : une grande quantité d’armes à feu, des gibernes et des sabres, ce qui leur servit à marcher aussitôt sur le Louvre, ayant avec eux un élève de l’Ecole polytechnique.

»Le lendemain 30, aidés de quelques habitants de la commune de Vaugirard, ils ont amené à l’état-major établi chez M. Laffitte une pièce d’artillerie de gros calibre prise à l’ennemi et qui depuis a été braquée sur la place Vendôme. Le même jour ces citoyens placés en éclaireurs près la barrière de l’Etoile, après avoir fait plusieurs prisonniers de la garde royale, ont eu le bonheur de sauver la vie à M. Hygonnet aide de camp du général Pajol, porteur d’ordonnance de la plus haute importance.

»Dans la soirée, ces citoyens infatigables ont encore conduit chez M. Laffitte huit soldats qu’ils avaient faits prisonniers dans les plaines de Montrouge.

»Aussitôt qu’ils ont connu l’ordre de marcher sur Rambouillet, tous cinq sont parvenus à rallier autour du drapeau placé à la grille du passage du Commerce soixante-quinze de leurs camarades, les couleurs nationales à leur tête ; ils ont d’abord dirigé leur compagnie sur Versailles, où, disait-on, il devait leur être délivré des armes.

»Leur attente d’abord a été trompée mais, ayant appris de l’habitant que le 1er régiment des grenadiers à cheval de la garde était cantonné dans la ville et était encore armé et équipé en guerre, ayant alors avec eux un élève de l’Ecole polytechnique dont ils ignorèrent le nom mais qui a porté dans son chapeau le numéro 58, ils ont prévenu le général commandant le département de Seine-et-Oise de cette circonstance qui, appréciant la sagesse de leurs observations, les a autorisés à désarmer ce régiment.

»C’est encore à leur zèle que l’on doit la préservation du pillage de la grille et du château de Versailles, auquel voulaient se livrer des individus que la nuit semblait favoriser.

»Avant 2 heures du matin, à la tête d’une compagnie qui comptait plus de deux cents hommes ayant fait corps avec un détachement du (ancien) VIe arrondissement IIe et IIIe légion, que commandait M. Boyard, tous armés par eux, ils étaient sous les murs de Rambouillet lorsque le général Exelmans ordonna une contremarche. Ils ont de suite et en bon ordre ramené leur compagnie à Paris, porteurs toujours de leur drapeau, qu’ils ont replacé sous la garde de leurs concitoyens avec cette inscription XIe légion, à Rambouillet les 3 et 4 août 1830 » Signé Bayeul, 29, rue de l’Ecole à Vaugirard ; Corbiot, 10, rue de l’Observance ; Godard, 6, rue Bleue ; Boyard, 31, rue du Cherche-Midi ; Gechter, 4, rue Clément. Son dossier est apostillé de l’observation suivante : « La demande de M. Bayeul mérite l’attention et l’intérêt de la Commission. Les certificats produits attestent une belle conduite. Il était au nombre des braves qui ont débarrassé l’aide de camp [du général Pajol, N.D.A.] Hygonnet arrêté aux Champs Elysées. » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Bayeul reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut sa médaille le 26 juillet 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 17, rue de Chartres en 1830-1831, mais 93, rue de Seine in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main et où le 7, rue de Chartres est rayé, mais bien 17, rue de Chartres in Archives de Paris VK3 25 liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; aussi 93, rue de Seine in Archives de Paris VD6 92, in Archives nationales F/1dIII/34 et in Archives de Paris VK3 24 dans le registre quil signe ; et 29, rue de lEcole à Vaugirard in VK3 41. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, Bordereau des sommes payées aux décorés de la croix et de la médaille de Juillet, non blessés, pour l’indemnité qui leur a été accordée à l’occasion de l’anniversaire des trois jours, par décision de la Commission des récompenses nationales en date du 23 juillet 1831, idem liste des médaillés du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement, idem même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.