Bayon, Jean
Biographie
Né le 14 floréal an IX (4 mai 1801) à Moutier-Malcard (Creuse), fils de Bayon, Fiacre, maçon, et de Chambon, Anne, son épouse. Tailleur de pierres. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la hanche (ou d’un coup de feu qui lui a traversé le flanc droit in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé), alors qu’il se battait contre la garde royale, rue Saint-Honoré, le 29 juillet 1830. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que M. Jean Bayon, tailleur de pierres, demeurant rue de la Vannerie n° 19, a été frappé d’une balle le 29 juillet au soir dans la rue Saint-Honoré, en se battant contre l’ex-garde royale ; que la hanche fut traversée d’outre en outre et la plaie résultant grave et longue à guérir car la cicatrisation n’est pas encore parfaite et pour éviter que la plaie ne se rouvre il est prudent que M Bayon évite les travaux pénibles de sa profession, les marches longues pendant quelques mois mais le repos est seul capable de consolider d’une manière durable la guérison. » Signé, le 18 octobre 1830 : Bazignan. Il reçut un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la hanche droite, de sa partie moyenne et antérieure vers sa partie postérieure, guérie mais avec quelques difficultés et quelques douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut (sous le nom de Bayou, Jean sur les listes du Moniteur universel) six cents francs de secours sur deux années. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il demeurait 19, rue de la Vannerie, en 1830-1831. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 12 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 12 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 77 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 12-13 état des blessés indemnitaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie.