Bazière, Jacques, Cyr
Biographie
Né le 6 mai 1788 à Versailles (Yvelines). Couvreur. Blessé à la tête, il reçut (sous le nom de Basière, J.) un secours de trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux (sous le nom de Basière, Jacques, Cyr). Il reçut (sous le nom de Bezières, Jacques, Cyr) un total de trois cent quarante francs de secours auprès de la sous-préfecture de Sceaux. Il est répertorié (sous le numéro 904 avec Befon et sous le seul nom de Bazière) dans la liste des demandes de récompenses honorifiques posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. En décembre 1830, il sollicita, dans ces termes l’uniforme complet de garde national, qu’on remettait à chaque blessé : « […] A l’honneur de vous exposer que, dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier, il a été blessé ; qu’il est père de famille, chargé de quatre enfants ; qu’il voit avec surprise tous les blessés dans ces journées revêtus de l’habit de garde national et que lui seul a été oublié. Les certificats dont il est porteur lui donnent des droits à la bienveillance royale. Il doit participer aux bienfaits dont sont personnellement comblés les malheureux blessés. Il observe qu’il fait régulièrement son service dans la garde nationale de la commune de Gentilly et qu’au premier signal il est prêt à mettre les armes à la main pour défendre la cause de la liberté. De plus, il a deux fils, l’un âgé de vingt-quatre ans et le second de vingt-trois ans qui, comme le suppliant, ont donné des preuves de valeur dans ces mémorables journées. » Sa demande était apostillée par une quarantaine de ses voisins, eux aussi habitants de la commune de Gentilly, et qui certifiaient que la réclamation présentée par Bazière était « juste ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de l’arrondissement de Sceaux. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 15 mars 1831, la conclusion suivante : « S’est plaint d’avoir reçu un coup de sabre à la partie supérieure et droite de la tête, blessure qui n’a laissé aucune trace et aucune infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive, de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il comparut, le 23 août 1830, devant le maire du (ancien) Xe arrondissement, et déclara « avoir vu le 29 juillet à 7 heures du matin, le sieur Alexandre Marigny (voir Marigny, Alexandre, Marie), qu’il connaissait comme étant son voisin ; qu’à 11 heures il l’a revu rue Mademoiselle, qu’ensuite il a été séparé de lui et n’en n’a plus entendu parler ; seulement que depuis il a ouï dire qu’il était mort ». Il comparut (et signa bien du nom de Basière) le 1er mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester que Touillote, Pierre avait « été blessé le 29 juillet 1830 aux Tuileries par un coup de baïonnette qui lui a été porté au bras gauche et que de plus il a reçu une contusion à l’épaule gauche par un coup de crosse de fusil ». Il signa un certificat en faveur de Bassoy, Louis, Auguste, pour attester que ce dernier avait combattu le 28 juillet à la Grève ; dans ce même témoignage, il affirmait n’avoir pas été présent à la prise des Tuileries le 29 juillet. Il comparut (sous le nom de Jacques Saint-Cyr, Basière, et il signe bien Basière, maître couvreur), le 13 juin 1831, devant le juge de paix du canton de Villejuif, pour attester « pour vérité et notoriété qu’ils ont connu ledit feu Jean-Marie Boucot (voir Boucot, Jean-Marie), qu’ils savent qu’il a été blessé dans les journées de Juillet et que c’est par suite de ces blessures qu’il est décédé le 15 février dernier ». En 1831, il fait faisait partie de la garde nationale mais, selon le maire de Gentilly « a reçu de la commission de bienfaisance, par mon entremise, un habillement presque complet. Je lui garde en réserve un pantalon pour l’hiver, dont j’ai le bon ». Le 2 mai 1836, il fit partie (avec, pour les décorés les noms lisibles de : Brivois, Claude, Nicolas ; Aretz, Joseph ; Leredde, Jean, Charles, François ; Meneray, Aristide, Jean, Nicolas ; Masson, Henri, Louis ; Caron, Louis, Joseph, décoré du [ancien] Xe arrondissement ; Fauquet, François, Frédéric ; Laussedat, Louis, Gilbert ; Leblond, Jacques, Denis ; Arnould illisible, décoré du [ancien] VIIIe arrondissement et demeurant 9, rue de la Sonnerie à identifier et à reporter ; Lemoine, demeurant 10, rue du Chemin-Neuf à la barrière Blanche à identifier et à reporter s’il est décoré et non pas vainqueur de la Bastille ; et deux autres noms illisibles) d’une réunion de décorés de Juillet et de vainqueurs de la Bastille qui se rendirent aux Tuileries à l’effet de féliciter le roi à l’occasion de sa fête, le 1er mai. Le roi leur ayant fait remettre une somme de deux mille francs à répartir entre eux, la délégation devait par la suite témoigner au roi sa reconnaissance. Son nom était compris dans un état, établi le 14 juillet 1839 par le maire de Gentilly, des citoyens qui, ayant pris une part active à la révolution de juillet 1830, avaient droit aux récompenses distribuées à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il demeurait 3, rue du Moulinet en septembre 1830 (mais 17, rue du Moulinet in Archives de Paris VD6 682 n° 3 ; rue du Moulinet, barrière de Fontainebleau, commune de Gentilly dans sa déposition du 23 août 1830, devant le maire du (ancien) Xe arrondissement in Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Marigny, Alexandre, Marie) ; 15, rue Vandrezame à Gentilly en décembre 1830-1831 (par exemple demeurant 15, rue Vandrezame dans sa comparution le 1er mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement) ; 6, rue Vandrezame à Gentilly en 1836 ; rue Vandrezame en 1839. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 52 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de l’arrondissement de Sceaux auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 91 (sous le nom de Bezières, Jacques, Cyr) ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (aussi sous le numéro 904) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de récompenses honorifiques ; Archives de Paris VK3 13, Etat (établi en juillet 1839) des citoyens qui, ayant pris une part active à la révolution de juillet 1830, ont droit aux récompenses distribuées à cette occasion, idem lettre en date du 11 juillet 1831 (sous le nom de Bezières) ; Archives de Paris VK3 37, état des décorés de Juillet, ayant pris une part active aux événements de 1830, dont les services, la position malheureuse et la bonne conduite méritent l’intérêt du gouvernement ; Archives de Paris VK3 41 et in dossier Bassoy, Louis, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIVe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, arrondissement de Sceaux ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/45 in dossier Boucot, Jean, Marie ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Marigny, Alexandre, Marie ; Archives nationales F/1dIII/77 in dossier Touillote, Pierre ; Archives nationales AB/XIX/15 papiers des Tuileries, décorés de juillet 1830, citoyens qui ont pris part aux événements de 1830 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux, blessés de la 1re classe (sous le nom de Bezières, Jacques, Cyr). Voir Bezière, Jacques, Cyr…