Beaugeois, Jean, Charles, Joseph
Biographie
Né le 3 avril 1811 à Sivry-sur-Meuse (Meuse), né de Beaugeois, François, membre de la Légion d’honneur, et de Hucherelle, Barbe. Clerc de notaire (mais voyageur en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives de la préfecture de police AA 372). Il fut blessé d’un coup de lance ou de sabre à la tête et aux bras (mais six blessures in Archives de la préfecture de police AA 372 : la jambe cassée par une balle, un coup de sabre à la partie gauche de la tête, un coup de crosse qui lui fracassa le menton, un coup d’épée ou de sabre au bras gauche, un coup de sabre sur la tête). Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, de blessures par arme blanche : l’une au menton par coup de lance ; l’autre à la partie moyenne et antérieure du bras gauche par un coup de pointe de sabre ; la troisième à la partie moyenne du bord cubital de l’avant-bras gauche, de cause inconnue ; une dernière enfin au sommet et au côté gauche de la tête par coup de sabre ; blessures guéries mais avec un peu de gêne et quelques difficultés dans les mouvements. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il reçut, à titre de cas exceptionnel, une autre indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale. Sur une attestation à en-tête de la Commission des récompenses nationales, il est dit avoir été « rangé dans la première classe des blessés, pour quatre blessures considérées comme guéries, sans infirmités ». Il déposa un dossier à la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé et sollicita la décoration de Juillet. Il y déposa deux certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Nicolas, Pierre Cotard, marchand sellier, rue Sainte-Apolline n° 3, certifie que M. Beaugeois, Jean, Charles, Joseph, commandait un peloton de gardes nationaux provisoires le 29 juillet et se dirigeait avec sa troupe au pont de Sèvres, pour se battre avec l’ex-garde. » Signé, le 10 mai 1831 : Cotard, dont l’identité était attestée par Prodhomme, Joseph, marchand de vin, demeurant 11, rue Sainte-Appoline et par Texier, Guillaume, épicier, demeurant 7, rue Sainte-Appoline. Le second, ainsi rédigé : « Le maire de Meudon certifie que le sieur Charles, Joseph Beaugeois, commis voyageur, domicilié à Paris [illisible] de la garde nationale, a amené et déposé avec leurs armes [illisible] soldats suisses et cinq autres militaires de l’ex-garde, qu’il avait arrêtés lui-même, en tête du régiment suisse, seul. » Signé le 31 juillet 1830. Il avait sollicité vainement une audience auprès du roi et avait renouvelé sa demande le 27 novembre 1830. Il se disait allié à la famille du général Gerard et neveu du général Corda. Il demeurait 11, rue du Faubourg-Saint-Martin chez M. Carron (par exemple in Archives nationales F/1dIII/38 A mais aussi in Archives de la préfecture de police AA 372) par exemple en novembre 1830, ou 85, rue du Faubourg-Saint-Martin en 1831 (mais 84, rue du Faubourg-Poissonnière en 1831 sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives de la préfecture de police AA 372). Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du Ve arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives et liste des cas exceptionnels lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 75 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre 1831 comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 (sous le nom de Beaugeois, Jean, Charles, Jacques) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ve arrondissement, blessés de 2e classe 2e catégorie et cas exceptionnels ; Archives de la préfecture de police AA 372. Est-ce le même que Beaugeois fils ?