Beaumont
Biographie
Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Roulier, Marie, Denis, Pamphile (lui aussi du [ancien] VIIe arrondissement), un Beaumont, chef de bataillon, commandant à l’Hôtel de ville, qui, en 1848, quand Roullier déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, apostilla ainsi sa demande : « Je recommande comme un bon patriote, que je connais depuis de longues années, le citoyen Roullier à la bienveillance du président des récompenses nationales. » De la même manière, « commandant en second de l’Hôtel de ville, il lui délivra le certificat suivant, le 4 mai 1848 : « Le soussigné certifie que le 22 février entre 4 et 5 heures, après que l’on avait pris les armes chez Lepage, armurier, me rendant au poste de l’état-major qui était composé de grenadiers de la VIIe légion (3e bataillon) que j’ai exaltés à ne pas recevoir dans leur poste les citoyens arrêtés par les agents de police, le citoyen Roullier qui m’a facilité le passage à travers les troupes m’a escorté ; qu’à 11 heures et demie pendant que les officiers étaient à déjeuner chez Jacqueminot, l’officier de paix Boussel et autres agents amenèrent des jeunes gens qui avaient crié Vive la réforme ! que le citoyen Roullier leur avait défendu l’entrée du poste ; simple grenadier, en l’absence des chefs, il est allé trouver un capitaine d’état-major, en lui disant que s’il permettait à ces hommes d’entrer, la garde nationale se retirerait. Il assumait donc une grande responsabilité sur sa tête. » Aussi in Archives de la préfecture de police AA 412 in dossier Ruin, Alphonse, un Beaumont, signa, le 1er juin 1848, à en-tête du bureau du colonel gouverneur de l’Hôtel de ville, le certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que j’ai chargé le citoyen Ruin, Pierre, Alphonse de diverses missions importantes pour le gouvernement provisoire, dont il s’est acquitté avec le plus grand zèle et le plus grand dévouement. Il est à ma connaissance que le 1er mars dernier à 4 heures du soir le citoyen Ruin, en s’acquittant d’une de ces missions, a eu la jambe cassée en plusieurs endroits à la suite d’une chute de cheval. » In Archives nationales F/15/3884, Commission des récompenses nationales, détenus politiques 2e catégorie, pensions, il y a un Beaumont, Paul, Joseph, né vers 1812 à Paris, marié et père de deux enfants, garde au Palais législatif, décoré de Juillet et détenu de juin 1832.