Beaumont de, Félix Bellator

Biographie


Né le 25 décembre 1793 à Paris. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Dans sa séance du 11 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, demandait l’ajournement de toute décision à son égard, en attendant de prendre de nouveaux renseignements sur la participation qu’il avait pu prendre aux événements de Juillet. Dans ses séances du 14 et du 15 avril 1831, le même comité des renseignements précisait qu’il n’était passé devant aucun jury. Admis sur les listes par la commission des récompenses nationales, dans sa séance du 20 avril 1831, pour être décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement, il ne fut pas, par la suite, compris dans les listes définitives. Quand il réclama la réparation de l’oubli, il lui fut répondu que la chose était impossible. Il fut cependant compris dans l’ordonnance royale du 17 juillet 1832, qui le rétablissait dans ses droits. En novembre 1833, le ministère de l’Intérieur faisait parvenir ses croix et brevet au préfet de la Seine, afin que ce dernier les lui remît. En 1831 et était chef de bataillon dans la garde nationale. Il était le gendre de Bavoux, François, Nicolas, professeur de droit et décoré de la Croix de Juillet. Nous empruntons la Nouvelle Biographie générale depuis les temps les plus reculés jusquà nos jours, la notice consacrée à Beaumont de, Félix Bellator, comte de, et ainsi rédigée : « […] Elève à l’école militaire de Saint-Cyr en 1811, il en sortit l’année suivante, pour entrer comme sous-lieutenant dans un régiment d’infanterie, avec lequel il fit la campagne de Russie, qui lui mérita, le 23 mars 1813, le grade de lieutenant. Fait prisonnier à la bataille de Dresde, il ne sortit des prisons de l’ennemi qu’au commencement de 1815. Au retour de Napoléon de l’ile d’Elbe, M. de Beaumont s’empressa d’aller rejoindre son drapeau, et assista à la bataille de Waterloo. Il entra, en 1816, dans la légion des Ardennes, devenue 1er léger en 1820, passa avec le grade de capitaine dans le 61e régiment d’infanterie le 19 février 1823, et fut mis en non-activité sans solde le 6 janvier 1826. Rentré dans la vie privée, il se livra entièrement à l’agriculture dans une de ses terres, près de Péronne. Nommé membre du conseil général du département de la Somme, ses concitoyens l’élurent, en 1839, pour les représenter à la Chambre des députés, où il alla siéger dans les rangs de l’opposition. Dévoué aux principes consacrés en 1789, il y défendit avec énergie les intérêts nationaux et agricoles du pays. Membre du conseil général de l’agriculture en 1841, les électeurs de Péronne lui accordèrent, en 1842, les honneurs d’une double réélection à la Chambre des députés et au conseil général du département. Resté fidèle à la ligne politique qu’il s’était tracée, ses commettants lui confièrent en 1846 un troisième mandat législatif, et il revint s’asseoir sur les bancs de la gauche. Après la révolution de Février 1848, M. de Beaumont, qui, dans les premiers jours de la république, avait rendu de grands services au parti de l’ordre, fut élu à l’assemblée constituante par 138.453 suffrages ; il s’y montra, comme dans les assemblées précédentes, ami de l’ordre et de la liberté, toujours dévoué aux intérêts populaires et agricoles. Réélu en 1849 à la législative par 88.582 suffrages, ses convictions politiques ne se démentirent point, et il vota constamment avec le parti modéré, qui était en grande majorité dans cette dernière assemblée. M. de Beaumont, qu’une rare modestie avait toujours tenu éloigné des affaires, a été appelé à siéger au Sénat par décret présidentiel du 26 janvier 1852. Il doit cette brillante position à ses talents administratifs et à ses honorables antécédents. Il saura y acquérir de nouveaux titres à l’estime de ses concitoyens. » Il mourut le 22 février 1866. Il demeurait 25, rue de Cléry en 1831. Bulletin des lois du royaume de France, IXe série, IIe partie, ordonnances, IIe section, tome deuxième, n° 26, Paris, Imprimerie royale, 1833, p. 2 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 29, séance du 11 avril 1831, séance du 14 avril 1831, séance du 15 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cinq citoyens admis à la décoration de Juillet ainsi qu’il est constaté par les procès-verbaux des séances et omis par erreur de copiste sur les états transmis au ministère ; Archives nationales F/1dIII/39 correspondance entre le ministre de l’Intérieur et le préfet de la Seine ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure; Nouvelle Biographie générale depuis les temps les plus reculés jusquà nos jours, publiée par MM. Firmin-Didot frères, sous la direction de M. le Dr Hoefer, Paris, 1854, tome cinquième, p. 851, p. 27.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.