Beauvais, Jean-Baptiste, Frédéric
Biographie
Né vers 1777 à Landrecy. Capitaine en retraite, chevalier de la Légion d’honneur. Le 26 juin 1831, ayant constaté qu’il n’était pas compris dans les listes des décorés, il écrivait une lettre de réclamation aux membres de la Commission des récompenses nationales, à laquelle il joignait « un certificat qui constate sa conduite des trois jours. Il est aussi porteur d’un laissez-passer qu’il a reçu à la ville le 29 juillet après avoir distribué des cartouches, à ses frais. C’est encore lui qui a conduit M. Benjamin Constant, qui lui a fait venir une chaise à porteur de la rue de Choiseul à la ville, que le lendemain il fait transporter à la Chambre des députés ». Le certificat constatait que Beauvais était « arrivé un des premiers au poste de Ménilmontant et qu’il a fait comme brave citoyen son service comme sous-officier avec zèle et que le 28 il a distribué des cartouches dans les postes de notre commune » ; le même certificat attestait qu’il s’était rendu à Rambouillet le 2 août. Ce certificat était signé par Viviand, capitaine de la garde nationale ; Chevalier capitaine de la 7e compagnie de la garde nationale ; Beauregard, ancien commandant ; Bacheville, capitaine ; Leroy, sergent ; Grénon, marchand traiteur ; Houdart, négociant et lieutenant ; Gelin, D., négociant ; Hallot, négociant ; Borgard, négociant ; Mauzeau, employé à la barrière des Amandiers ; Adan, greffier au Pré-Saint-Gervais ; Lebelle, adjoint au maire de Belleville ; Gillon, adjoint au maire de Belleville. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis, sans qu’il y fût donné suite. Beauvais demeurait 18, rue des Amandiers à Belleville en 1830. Archives de Paris VK3 41. Sans doute s’agit-il de lui un Beauvais, Jean-Baptiste, combattant blessé de Juillet, demeurant 26, rue de Lourcine puis 13, rue de la Clef en 1849 puis 35, rue d’Orléans-Saint-Marcel en 1851 ; 14, rue des Lyonnais en 1852, sur lequel le ministre demande des renseignements avant l’envoi de secours et qui reçut un secours de trente francs en 1851, un secours de quarante francs en 1852, à titre de combattant de Juillet, in Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852 ?