Bechet, Gervais, François
Biographie
Né en février 1797 à Naftel (Manche). Marchand de tabac, 13, rue du Mouton. Il fut, le 28 juillet 1830, blessé d’une balle reçue à l’épaule, pendant que, dans sa boutique, il se livrait, à ses occupations. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin patenté de la même ville, membre de plusieurs sociétés médicales et demeurant rue des Potiers-Saint-Germain n° 10, certifie que M. Béchet, débitant de tabac de la rue du Mouton n° 13, a été traité par moi 1°) pour une plaie contuse à l’épaule droite, large, superficielle, produite par une balle reçue le 28 juillet dans sa boutique pendant qu’il se livrait aux occupations relatives à son commerce 2°) pour une forte contusion du doigt médius de la main droite, qui a entraîné la chute de l’ongle et une contracture incurable, qui le gêne beaucoup dans l’usage qu’il veut en faire. Je certifie, en outre de ces blessures qui ont nécessité une suspension de travail de vingt-cinq jours, que l’épouse de notre malade était en couches pendant les trois grandes journées et que son rétablissement s’est longtemps fait attendre par suite des émotions vives qu’elle a ressenties. » Signé, le 8 novembre 1830 : Barbette aîné. De plus il resta handicapé d’« une forte contusion du doigt médium de la main droite, qui a entraîné la chute de l’ongle et une contracture incurable qui le gêne beaucoup dans l’usage qu’il veut en faire ». Il reçut un total de deux cent dix francs de secours auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 19 février 1831, la conclusion suivante : « A montré sur la partie postérieure de l’épaule droite des cicatrices d’excoriations ; à l’extrémité du doigt du milieu une déformation consistant en une rétraction de la dernière phalange de ce doigt, dont la cause est inconnue, circonstances qui ne sauraient donner lieu à aucune récompense. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut rejetée. Il était père d’un enfant en 1830. Il demeurait 15, rue de la Tixéranderie (mais 13, rue de la Tixéranderie in Archives nationales F/1dIII/38 A, in Archives nationales F/1dIII/41 et in Archives nationales F/1dIII/43) ; bien 15, rue de la Tixéranderie in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé, peu fiable) en 1830. Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 2-3 état des blessés non classés et de la 1re classe.