Beguin, Benjamin, Amédée

Biographie


Né le 30 décembre 1809 (par exemple dans son acte de naissance) (mais par erreur le 31 décembre 1808 in Archives nationales F/1dIII/34 mais peut-être par confusion avec Béguin, Emmanuel ; le 30 décembre 1808 in Archives nationales F/1dIII/38 A) aux Andelys (Eure) (ou une fois sur une des listes de Archives nationales F/1dIII/34 à Feuronnes dans le Lot, mais sans doute par confusion avec Béguin, Emmanuel), fils de Beguin, Louis, Antoine, cultivateur, et de Lefebvre, Catherine, Prudence, son épouse. Bijoutier. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la cuisse, le 28 juillet 1830. Il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le 16 février 1831, il était encore soigné à la maison de convalescence du docteur Dubois, rue du Faubourg-Saint-Denis. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Le 21 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Servant, Jérôme, demeurant 350, rue Saint-Denis ; Laurent, François (voir ce nom), demeurant 39, rue du Ponceau ; Leroi, Pierre, argenteur, demeurant 46, rue du Ponceau. Ils attestèrent que Beguin avait « été blessé d’un coup de feu à la cuisse, le 28 juillet ». Il reçut un secours de quinze francs, le 22 septembre 1830, un secours de dix francs le 20 octobre 1830, un secours de quinze francs le 29 octobre 1830, un secours de vingt-cinq francs le 10 novembre 1830, un secours de trente francs le 19 novembre 1830, un secours de soixante francs le 3 décembre 1830, un secours de quatre-vingts francs le 3 janvier 1831, un secours de cent cinquante francs le 15 février 1831, un secours de cinquante francs 15 mars 1831, un secours de vingt-cinq francs le 1er avril 1831, un secours de vingt-cinq francs le 15 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs le 2 mai 1831 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu à la cuisse droite, de sa partie inférieure et interne vers le milieu du jarret avec atteinte au fémur, non encore entièrement cicatrisée et qui doit entraîner beaucoup de difficultés et de gêne dans les mouvements. » Il fut admis dans la 4e classe des blessés, et une pension de six cents francs lui fut accordée. Le 10 janvier 1831, le maire de la commune de Charleval (Eure) avait délivré le certificat suivant : « Nous, maire de la commune de Charleval […] certifions que le nommé Louis Béguin, journalier, demeurant en cette commune, ne possède aucun bien mobilier ni immobilier. Il est père de quatorze enfants, dont huit sont chez lui, sur lesquels il y en a trois qui sont dans l’impossibilité de travailler à cause de leur jeune âge, et cinq qui travaillent habituellement dans les filatures, ne gagnent presque rien depuis environ quatre mois à cause de la pénurie du commerce, ce qui met la famille Beguin dans une indigence notoire et notamment depuis qu’elle est privée des secours qui lui donnait Benjamin, Amédée Béguin, un desdits enfants qui est à Paris et paraît avoir été blessé dans les journées de Juillet. Quant aux cinq autres, un est marié, chargé d’un nombre d’enfants et les quatre derniers sont en service, ne gagnent que pour s’entretenir. D’après ces motifs, le maire estime que si ledit Beguin a réellement été blessé, comme nous l’ont déclaré ses parents, il est de la plus grande justice qu’il lui soit accordé une pension ou indemnité du gouvernement. » Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Beguin demeurait 11, rue Montmartre en 1830-1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 65 (sous le nom de Beguin) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 10 ; Archives de Paris VD3 1-2, état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale, pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/43 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris (par erreur sous le nom de Begnin) et liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, blessés de 4e classe.

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