Bellangé, Louis, Alexandre

Biographie


Né vers 1800. Propriétaire ou entrepreneur de menuiseries. Il n’avait jamais rien réclamé auprès de la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Alexandre, Louis Bellangé, entrepreneur de menuiseries, rue des Marais n° 33, et le sieur Edouard Chausson (voir ce nom), architecte, sont sortis le 28 juillet au matin avec nous tous, en costume de garde national, du corps de garde qu’ils avaient formé rue des Marais-Saint-Martin n° 29, que pendant notre patrouille, nous avons aperçu que le feu était à la caserne de gendarmes ; nous nous y dirigeâmes. A notre arrivée, nous trouvâmes des hommes ivres de vin et de joie, dans le plus déplorable état, dont plusieurs avaient une robe autour de leur ceinture en guise de pantalon nous donnèrent une aubade et crièrent Vive la garde nationale ! vive nos frères ! Nous les engageâmes à se retirer et à aller rejoindre leurs frères d’armes, qui avaient besoin de leurs secours. Plusieurs consentirent à suivre notre conseil mais beaucoup ne voulurent point et se répandirent dans les logements. Alors nous y montâmes et, en employant la persuasion pour les uns et la force pour les autres, nous réussîmes, non sans peine et sans danger, car tous étaient armés et plusieurs avaient de mauvaises intentions. Trois quarts d’heure après notre arrivée, nous entendîmes le bruit de la caisse et nous vîmes avec joie l’arrivée d’un peloton de gardes nationaux, à la tête duquel était un élève de l’Ecole polytechnique. Ces messieurs se répandirent dans les logements, comme nous avions fait. Un peu après, nous descendîmes dans la cour et décrochâmes, ainsi que plusieurs autres gardes nationaux, les seaux d’incendie et nous fîmes tous, indistinctement, la chaîne pour éteindre le feu qui brûlait depuis fort longtemps. » Le deuxième certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Alexandre, Louis Bellangé, entrepreneur de menuiseries, rue des Marais n° 33, le 29 juillet, avec M. Edouard Chausson (voir ce nom), un corps de garde, rue des Marais-Saint-Martin n° 29, en invitant les citoyens du quartier à répondre à ce patriotisme et ont monté la garde jusqu’au moment où ils furent invités par les autorités supérieures à supprimer leur corps de garde. » Signé : Thiriot, marbrier, demeurant 29, rue des Marais-Saint-Martin ; Obron, grenadier, demeurant 1, rue de la Grange-aux-Belles : Enix, sergent, demeurant 27, rue des Marais-Saint-Martin ; Dumont, demeurant 23, rue des Marais-Saint-Martin ; Chausson, Edouard (voir ce nom) ; Fenault illisible, demeurant 66, rue des Marais-Saint-Martin ; Mauvoisin, carreleur ou ciseleur illisible, demeurant 33, rue des Marais-Saint-Martin. Le troisième, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Alexandre, Louis Bellangé, propriétaire, entrepreneur de menuiseries, rue des Marais n° 33, s’est armé, équipé en costume de garde national et est passé dans nos quartiers, en nous invitant à nous réunir à lui pour aller à la Chaussée d’Antin et rue du Mont-Blanc, accompagné de trois de ses amis et d’un homme du peuple, armé d’un sabre et casque. » Signé, le 5 juillet 1831 : Mauvoisin, carreleur ou ciseleur illisible, demeurant 33, rue des Marais-Saint-Martin ; Chausson, Edouard (voir ce nom) ; Fenault illisible, demeurant 66, rue des Marais-Saint-Martin. Il demeurait 33, rue des Marais-Saint-Martin en 1831. Archives de la préfecture de police AA 372.

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