Bellé-Hertzog
Biographie
Né vers 1809. Homme de lettres, s’occupant aussi d’architecture. Il fut combattant et décoré de la Croix de Juillet (son nom n’est pourtant pas sur les listes du Bulletin des lois, ni sur celles du Moniteur, ni sur celles de la Commission des récompenses nationales). En 1834, « obligé par le malheur de chercher des moyens d’existence sur une terre étrangère », il sollicita du ministère des Travaux publics « pour l’exécution de ce triste projet, le premier et dernier secours » qu’il attendait de son pays. Le préfet de la Seine donna les renseignements suivants à son sujet : « Homme de lettres, célibataire et sans aucune charge de famille, il paraît au-dessus du besoin ; on croit même qu’il jouit d’une honnête aisance. On ajoute pourtant qu’il a participé aux secours donnés en 1830 et 1831 aux combattants de Juillet. » Le préfet de police, quant à lui, indiquait : « Agé d’environ vingt-cinq ans, célibataire et il n’a aucune charge de famille. Il demeure depuis peu de temps seulement rue du Cherche-Midi n° 21, et on ignore dans cette maison quelle a été sa conduite lors des journées de Juillet ; il est décoré de la croix spéciale. On ne lui connaît point de fortune ; il est homme de lettres et il s’occupe aussi d’architecture. Sa position ne paraît pas aisée, sa conduite est régulière, on le dit très studieux. » Il reçut cent francs de secours en 1834. Sa mère, la dame Lebelle, née Hertzog, veuve d’un lieutenant-colonel, sollicita que cette somme lui soit versée, « son fils ayant été obligé de quitter Paris avant de connaître le résultat de la demande » qu’il avait faite et elle-même « ayant fait tous les sacrifices possibles pour faciliter son départ », ce qui l’avait mise « dans une gêne extrême ». La demande de la mère fut très probablement acceptée. Il demeurait 21, rue du Cherche-Midi en 1834 ; sa mère, 21, rue du Cherche-Midi puis 7 bis, rue Française à partir de juillet 1834. Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/47 in dossier Brun D.H. ; Archives nationales F/1dIII/54 in dossier Dubarry ; Archives nationales F/9/1156.