Bercher, Charles, Etienne
Biographie
Né vers 1779. Maçon. Il fut blessé, le 29 juillet 1830, à l’attaque de la caserne de Babylone, rue Plumet au coin de la rue Traverse, d’un coup de feu reçu au côté droit. Relevé par le Dr Legallois, qui lui procura les premiers soins, il fut transporté à l’hôpital Necker et mourut une heure après. Le Dr Legallois devait donner les précisions suivantes : « Cet excellent homme était accompagné de son fils qui combattit comme lui pour nos libertés constitutionnelles ; il est impossible d’être plus estimé et plus regretté qu’il ne l’est dans son quartier, de même qu’il est impossible de montrer plus de courage qu’il ne l’a fait. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Le 21 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) Xe arrondissement comparurent : Cellier, Nicolas, Cleophas, maître menuisier, demeurant 98, rue Saint-Dominique-Saint-Germain ; Urbain, Pierre, tapissier, demeurant 25, rue de Bourgogne ; Baveret, Jean, tonnelier, demeurant 25, rue de Bourgogne. Ils affirmèrent « pour vérité et notoriété publique et sous la foi du serment qu’il est à leur connaissance personnelle que le nommé Charles, Etienne Bercher […] a été tué d’un coup de feu à l’affaire de la caserne de Babylone, rue Plumet au coin de la rue Traverse, en combattant, mort deux heures après sa blessure ». Il laissait une veuve, Autier, Marie, Catherine, née le 14 février 1775 à Montey-Notre-Dame (Ardennes), qu’il avait épousée le 18 thermidor an XII à Paris, qui fut pensionnée et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; et deux enfants, un garçon (voir plus haut) et une fille née vers 1805. La veuve reçut un secours de trois cents francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le duc de Choiseul-Praslin intercéda plusieurs fois en sa faveur pour faire accélérer les démarches auprès de la Commission des récompenses nationales. Il demeurait 15, rue de Bourgogne ; sa veuve, toujours 15, rue de Bourgogne en 1831. Le nom de Bercher (C.-E. Bercher) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 108 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 108 (par erreur sous le nom de veuve Autier, née Bercher, Marie, Catherine) ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 5 ; Archives de Paris DM13 1, tableau des décès qui ont eu lieu pendant les mois de juillet, août et septembre 1830, (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des veuves dont les bulletins individuels ont été remis le 10 novembre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem dossiers individuels, idem Citoyens dont les noms sont inscrits au Panthéon, idem préfecture du département de la Seine Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du Xe arrondissement, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet domiciliés dans cet arrondissement (sous le nom d’Autier) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) Xe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, veuves (par erreur sous le nom de veuve Autier, née Bercher, Marie, Catherine) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 79, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.