Berger, Pierre, Louis
Biographie
Né vers 1784. Herboriste. Il travailla, le 28 juillet 1830, aux barricades de la rue de Cléry et fut gravement blessé, vers 16 heures, d’un coup de feu qui lui cassa la cuisse, alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. Il mourut des suites de sa blessure, le 4 août. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Le 25 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ve arrondissement, comparurent : Ollier, Jean-Baptiste, né vers 1791, marchand de chaises, demeurant 58, rue de Cléry ; Lary, François, Eloi, né vers 1801, marchand épicier, demeurant 39, rue de Cléry ; Foliot, Georges, Nicolas, né vers 1802, marchand tapissier, demeurant 43, rue de Cléry. Ils attestèrent « qu’ils ont parfaitement connu feu Pierre, Louis Berger […] qu’ils l’ont vu, le 28 juillet 1830, occupé dans ladite rue de Cléry au travail des barricades qui ont servi de boulevards à la liberté ; que vers les 4 heures du soir de ce même jour, au moment où après cet utile travail il se disposait à rentrer dans son domicile, deux des comparants, les sieurs Ollier et Lary l’ont vu tomber et s’étant approchés de lui, ont reconnu qu’il venait d’être atteint d’une balle qui lui avait cassé la cuisse gauche ; et le troisième témoin ayant de son domicile entendu des cris et s’étant mis à sa fenêtre pour en découvrir la cause a aussi vu et reconnu ledit Berger étendu sur le pavé ; qu’enfin il a été transporté chez lui par plusieurs personnes auxquelles s’est réuni le sieur Ollier et que le 3 du mois d’août suivant il est mort des suites de sa blessure ». Il laissait une veuve, Levasseur, Adélaïde, Victoire, née le 16 août 1786 ou 17 août 1786 (le 16 août 1786 dans son acte de naissance) à Versailles (Yvelines) (elle-même fille de Levasseur, Nicolas, Grégoire, marchand de vin, et de Sinsar, Marie, Catherine), couturière en linge, qu’il avait épousée le 24 octobre 1814 à la mairie du (ancien) IIe arrondissement de Paris ; elle reçut un secours de deux cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, fut pensionnée de cinq cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes ; et une fille, Louise, Victoire, née le 15 septembre 1816 (par erreur le 17 septembre 1816 in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Paris (sans doute au 66, rue Sainte-Anne), qui fut reconnue comme orpheline de Juillet, pensionnée et à qui fut accordée par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Le conseil de famille de l’orpheline était composé de la mère et de Barbié, Charles, Michel, employé, grand-oncle paternel, né le 2 octobre 1768, subrogé-tuteur, demeurant 57, rue Saint-André-des-Arts en 1831. Vers 1832, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de Louise, Victoire : « Son apprentissage de couturière étant bientôt terminé et sa santé réclamant tous les soins de sa mère, elle lui sera confiée. » En 1833, la Commission de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait au sujet de Louise, Victoire, qu’elle était intelligente, savait lire et écrire et se destinait à l’état de couturière. Berger demeurait 58, rue de Cléry ; sa veuve alla demeurer 13, marché Boulainvilliers (dont en 1831-1832) ; 13, rue du Bac en 1833. Le nom de Berger (P.-L. Berger) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; au général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 89 ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur l’exécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de l’ordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de l’Etat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 34-35 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) Ve arrondissement, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et état des orphelins de victimes de Juillet dont les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/1dIII/40 (année 1833, Ve arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés) ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Ve arrondissement, veuves et orphelins et aussi Commission des récompenses nationales, état des orphelins de victimes de Juillet, dont il paraît que les noms et dates de naissance n’ont pas été inscrits conformément à leurs actes de naissance ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) Ve arrondissement et (ancien) IIIe arrondissement (par négligence de classement) ; Archives nationales F/15/2555 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien Ve arrondissement) et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.