Berle, Pierre, Auguste

Biographie


Né le 15 juillet 1799 à Bonneuil (Seine-et-Marne). Ancien officier de 1820 à 1822, devenu fabricant de papiers peints. Il fut blessé en juillet 1830. Il (aurait participé aux soulèvements républicains de juin 1832 et de mai 1839 selon une inscription sur son dossier) participa à la Révolution de février, et sollicita un emploi, expliquant « que depuis le commencement des événements il a fait partie de la VIe légion ; qu’il était le 24 février sur la place du Palais-Royal, armé lors de la prise du château d’eau ; qu’à cet égard, il en appelle au général Lamoricière et au colonel de la VIe légion, présents comme lui sur la place ; que depuis longtemps il est sans ouvrage et sans moyen d’existence ». Sa demande était apostillée favorablement par Bouvenot, secrétaire de la Commission des récompenses nationales, qui le recommandait à la bienveillance du ministre des Affaires étrangères ; par Crémieux, qui le recommandait au ministre des Travaux publics ; par Hussert, colonel de la VIe légion ; par Forestier, maire du (ancien) VIe arrondissement et colonel de la VIe légion de la garde nationale ; par Voyelle illisible, demeurant 37, bd du Temple, qui ajoutait : « Je certifie que le citoyen Berle, dans la matinée du 24 février 1848, a constamment travaillé à la barricade qui s’est élevée boulevard du Temple, en face du théâtre de la Gaieté, et qu’il ne l’a quittée que pour se rendre sur la place du Palais-Royal, pour soutenir l’attaque du Château-d’eau. » Il était porteur des certificats suivants. Le premier, ainsi rédigé : « Je ne connaissais pas M. Berle avant le 24 février. D’après les circonstances qu’il m’a rappelées […] je reconnais avoir rencontré M. Berle sur la place du Palais-Royal, le 24 février, où il combattait dans les rangs du peuple. » Signé, le 8 avril 1848 : général Lamoricière. Le deuxième, ainsi rédigé : « Le citoyen Berle était peu éloigné de moi, sur la place du Palais-Royal le 24 février, au moment où j’ai reçu ma blessure. » Signé, le 9 avril 1848 : Ferrot, général de brigade. Le troisième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, tambour de la IIIe légion, 2e bataillon, battant la charge au Palais-Royal, place du Château-d’Eau, certifie avoir rencontré M. Berle, faisant feu et n’ayant quitté ce poste que lors de sa reddition, où de là, nous nous sommes rendus ensemble aux Tuileries. » Signé : Benoit. La Commission des récompenses nationales le recommanda pour un emploi de garde général dans les Eaux et Forêts, ou de courrier de cabinet ; il en avait, expliquait-elle, le plus grand besoin. Il retira une des pièces qu’il avait confiées à la Commission. En avril 1848, le ministère des Affaires étrangères lui faisait savoir que sa demande serait « mise sous les yeux du ministre lorsqu’il y aura lieu de pourvoir aux vacances que le temps amènera ». Il était marié, père de quatre enfants et avait sa belle-mère à charge en 1848. Il demeurait 18, rue de Malte puis 7, rue d’Angoulême en 1848. Archives de la préfecture de police AA 372.

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