Bernard, Philibert
Biographie
Né le 3 nivôse an VII à Lyon (Rhône). Teneur de livres. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reversa, au profit des orphelins de Juillet la moitié des vingt-cinq francs qu’il toucha en 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution. On trouve sur le site www.justice.gouv.fr/art_pix/lettre_38.pdf une lettre n° 38, datée du 9 avril 1833, adressée par Bernard, et qui interpelait ainsi Louis-Philippe, sur une proposition de rétablissement du divorce : « […] Un homme qui, dans ce qu’il a fait lors de la Révolution de Juillet, était guidé en partie par le désir de s’affranchir d’une loi d’oppression, celle de Mai 1816 qui abolit le divorce, vient aujourd’hui épancher auprès de vous ses anxiétés au sujet du sort du projet de loi qui rétablit cette utile disposition de nos codes. Sera-t-il adopté par la Chambre des pairs ? Un journal modéré (le Constitutionnel) craint le contraire ; le sort du premier projet présenté en 1831 à cette chambre, autorise une semblable pensée et fait craindre que l’augmentation que vous avez faite au nombre de ses membres, ne soit pas suffisante pour changer à cet égard la majorité. Pourtant, Sire, il est un moyen légal et bienveillant qui peut donner à cette loi un soutient immense, et qui suffirait sans doute pour la faire adopter : c’est un appui chaleureux prêté par vos ministres et surtout par ceux de la Justice et de l’Instruction publique. Sire, je n’entreprendrai pas de porter dans votre esprit une conviction qui doit lui être acquise, c’est que cette loi est pour le bien général des Français dont vous êtes l’élu de cœur et d’intérêt, parce qu’ils sentaient que nul ne pourrait mieux connaître le besoin d’une union heureuse, que celui qui trouve dans sa noble compagne un modèle si digne d’être imité. Mais tous ou toutes n’ont pas le même bonheur, tel se trouve séparé qui ne peut plus goûter le bonheur intime et doux d’un ménage assorti, privé s’il ne peut recouvrer sa liberté entière, de toute famille et du charme si grand qui s’y rattache. Ceux qu’une opinion religieuse retiendrait après l’adoption de cette loi, seraient bien libres de n’en pas profiter ; mais faut-il ôter tout espoir à ceux qui la recevraient comme un bonheur : du reste a-t-on à se plaindre de ses effets sous l’Empire ? Au contraire personne n’a fait entendre un seul murmure, et tout le monde, catholiques ou protestants, la désirent de nouveau. J’ose donc supplier Votre Majesté, d’employer sa bonté à convaincre ses Ministres de l’intérêt qu’il y a pour le bien de ses sujets, et pour l’amour d’autant plus grand que cela les porterait à avoir pour votre auguste dynastie, de faire adopter cette loi et de la promulguer immédiatement. Sire, je ne sais pas me servir du langage de mode peut être dans votre cœur, mais c’est une prière ardente que je vous fais, daignez l’accueillir et par là vous gagnerez sans doute plus de cœurs et mieux attachés peut être, que par des lois politiques même favorables au parti du mouvement. J’ai l’honneur, etc. » Il demeurait 3, rue Bourg-Labbé en 1831 ; 4, rue Neuve-Bourg-Labbé en 1833. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état de blessés, Commission des blessés, dons versés à la mairie du VIe en faveur des orphelins de Juillet, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 (sous le seul nom de Bernard) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V (ancien) VIe arrondissement, Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831 ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le seul nom de Bernard) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement.