Berthelot, Jacques, Martin
Biographie
Né le 11 septembre 1799 à Suzy-aux-Bois (Loiret). Docteur en médecine, reçu le 3 décembre 1825 à la faculté de Paris. Sa conduite était ainsi relatée par les Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires : « Pendant les journées du 27 et du 28, la maison du docteur Berthelot a été une ambulance continuelle ; les blessés étaient couchés dans ses appartements. Pendant les plus grands dangers, sous la fusillade de la place du Châtelet, il continuait à extraire les balles des membres des généreux citoyens blessés. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il signa un certificat pour attester qu’il connaître parfaitement Leroy, Désiré et savoir qu’il avait été blessé le 28 juillet 1830, alors qu’il combattait sur la place de l’Hôtel de ville. Il signa un certificat en faveur de Roch, Louis, pour attester qu’il avait « dans la journée du 28 juillet dernier transporté à leur domicile plusieurs blessés déposés chez moi, rue des Ecrivains, n° 22 ». Il signa le certificat suivant en faveur de Gérard, Théodore, Jean-Baptiste : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre titulaire de la Société de médecine pratique et du Cercle médical de Paris, certifie avoir donné des soins au sieur Gérard, Jean-Baptiste, Théodore, âgé de vingt ans, blessé à la main droite, vis-à-vis l’articulation métacarpo-phalangienne du doigt annulaire, le 29 juillet 1830, en prenant part à la prise de la caserne Babylone. » Il signa, le 9 avril 1831, le certificat suivant en faveur de Bontems, Madeleine, Elisabeth : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre titulaire de la Société de médecine pratique et du Cercle médical, certifie que le 28 juillet 1830 vers 2 heures de l’après-midi, la demoiselle Madeleine, Elisabeth Bontant (sic), âgée de quarante et un ans, fut blessée rue de la Tannerie par deux coups de feu au sein gauche et au bras du même côté. L’une des balles traversa presque entièrement le sein et l’autre balle traversa le bras de part en part, en brisant l’os humérus en éclat. Je fis transporter cette femme chez moi, lui donnais les premiers soins et vers 5 heures la fis conduire à l’Hôtel-Dieu. » Il signa, le 26 août 1830, le certificat suivant en faveur de Cresson, Pierre, Charles : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que le sieur Pierre, Charles Cresson, âgé de trente-deux ans, demeurant à Paris, rue du Petit-Crucifix n° 4, a, le 29 juillet 1830, vers 1 heure de l’après-midi, été foulé aux pieds par les Parisiens lors de la prise du Louvre, que son corps a été couvert de contusions, et surtout la poitrine, d’où il est résulté une violente inflammation des poumons qui a mis sa vie en très grand danger. En ce moment, il est encore en convalescence, ne peut se livrer à ses travaux ; ses blessures et les suites nécessiteront entièrement cinq à six semaines d’incapacité de travail. » Il signa, le 18 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Roumier, Marie, Victoire demoiselle : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre titulaire de la Société de médecine pratique de cette même ville, certifie que le 28 juillet 1830 vers 5 heures et demie du soir, Mlle Victoire Roumier, demeurant quai de Gesvres n° 10, a été blessée par une balle qui lui a traversé la cuisse droite de part en part. Transporté sur-le-champ auprès d’elle, j’ai retrouvé la balle, débridé la blessure. Depuis lors, j’ai continué à lui donner des soins. La blessure est presque cicatrisée et sera entièrement fermée vers la fin de ce mois. Mlle Roumier ne pourra reprendre ses travaux et marcher librement que dans trois semaines, un mois environ après la cicatrisation. » Il signa, le 30 septembre 1830, le certificat suivant pour constater les causes du décès de Mancel, Jean, François : « Je soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, membre titulaire de l’ancienne Académie de médecine, dite Cercle médical, et de la Société de médecine pratique, certifie que le sieur François, Jean Mancel, âgé de vingt-neuf ans, demeurant à Paris, rue des Arcis n° 9, décédé le 5 août 1830, est mort par suite des événements des 27, 28 et 29 juillet dernier. » De la même manière, il comparut, le 19 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, pour attester avoir parfaitement connu Mancel, Jean, François, comme lui ayant donné leurs soins dans la maladie dont il mourut, « qu’il est décédé le 5 août 1830 par suite des événements des 27, 28 et 29 juillet dernier, qu’il a été l’une des victimes de ces trois journées ». De même le 2 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIe arrondissement, pour attester que Mancel, Jean, François, « atteint d’une fièvre légère le 28 juillet 1830, a été subitement, lorsque les premiers coups de canon furent tirés près de lui au bout du pont Notre-Dame, pris d’un délire si furieux qu’on fut obligé de le lier dans son lit ; qu’il mourut le 5 août suivant et que sa mort a été le résultat de cette circonstance fâcheuse pour lui ». Il signa, le 5 avril 1831, le certificat suivant en faveur de Sarrat, Jean-Pierre : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que M. Sarrat, Jean-Pierre, âgé de vingt-quatre ans, demeurant quai Pelletier n° 18, a été, le 28 juillet 1830, rue des Arcis vis-à-vis la rue des Lombards, blessé au pied gauche par une balle venant du pont Notre-Dame ; qu’elle a traversé le pied de part en part et a brisé en éclat trois os du métacarpe ; qu’aussitôt après avoir reçu cette blessure je l’ai pansé et ai continué à lui donner des soins chez lui quai Pelletier n° 18 pendant l’espace de trois mois. » Il demeurait 22, rue des Ecrivains en 1830-1833. Le Constitutionnel, 1e août 1830 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 378 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, liste des personnes qui ont prodigué leurs soins aux blessés p. 118 ; Révolution mémorable des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Cousin d’Avalon, Paris, Stahl, imprimeur-libraire, quai des Augustins, n° 9, p. 75-76 ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, Paris, imprimerie et fonderie de Fain, 1830, p. 146 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 278 in dossier Roch, Louis ; Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 in dossier Bontems, Madeleine, Elisabeth ; Archives nationales F/1dIII/51 in dossier Cresson, Pierre, Charles ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Leroy, Désiré ; Archives nationales F/1dIII/65 in dossier Mancel, Jean, François ; Archives nationales F/1dIII/74 in dossier Roumier, Marie, Victoire ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Sarrat, Jean-Pierre ; Archives nationales F/1dIV/P/2 Récompenses honorifiques in dossier Patin, Théodore (pour lequel il signe, le 28 février 1848, un certificat attestant l’avoir soigné, le 12 mai 1839, alors que ce dernier avait été atteint d’un coup de feu reçu dans le dos au cours du soulèvement républicain de mai 1839) ; Archives de la préfecture de police AA 389 in dossier Gérard, Théodore, Jean-Baptiste.