Bertrand, François
Biographie
Né le 10 décembre 1808 à Meaux (Seine-et-Marne), fils de Bertrand, Jean-Baptiste, Etienne (décédé à Meaux le 29 avril 1811) et de Chatain, Luce, Constance. Ebéniste. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le maire du (ancien) VIIIe arrondissement certifia, le 4 janvier 1831, qu’il n’y avait aucune identité entre lui et Bertrand, François, né vers 1783, serrurier en voitures, demeurant cour des Coches, faubourg-Saint-Honoré, n° 15. Il épousa, le 1er octobre 1831 à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, Sainthuille, Rose, couturière, née le 24 mai 1814 à Paris, fille de Sainthuille, Nicolas, Laurent, scieur de pierres, et de Mongenot, Françoise, Rose ; les témoins du mariage furent Robillard, Edme, François, né vers 1791, ébéniste, demeurant 137, rue du Faubourg-Saint-Antoine, en qualité d’ami ; Klein, Jean-François, né vers 1809, ébéniste, demeurant 58, rue Traversière, en qualité de cousin de l’époux ; Mongenot, François, Rose, né vers 1785, menuisier, demeurant 16, rue Traversière, en qualité d’oncle de l’épouse ; Kkein, Philippe, né vers 1785, ébéniste, demeurant 58, rue Traversière, en qualité d’oncle de l’époux. Il participa à la Révolution de février. En témoigne, le certificat suivant : « Nous, soussignés, capitaine de la VIIe légion et habitants du quartier Saint-Mery, certifions et déclarons à qui il appartiendra que dans les journées de Février, le citoyen François Bertrand, demeurant rue du Poirier n° 8, s’est conduit comme un bon citoyen dans les rangs de la garde nationale, dont il faisait partie, et qu’il a fait preuve de courage et d’énergie, en allant chercher des armes et des munitions pour la défense des barricades de notre quartier, où il a combattu pour la liberté, en contribuant au maintien de l’ordre pendant les trois jours. En un mot, qu’il s’est parfaitement conduit et c’est à ce titre que nous lui délivrons le présent certificat de civisme, pour rendre hommage à la vérité et lui servir ce que de raison. » Signé le 8 octobre 1848 : Pichard, demeurant 46, rue Saint-Mery ; Huet, demeurant 5, rue du Poirier ; Thommere ; Huet ; Pelletier ou Pellier ; Pringuet, propriétaire, demeurant 7, rue du Poirier. Il fut nommé gardien de Paris mais devait mourir le 16 mai 1848 ; les témoins de l’acte de décès furent son beau-père et Guillot, Pierre, Théodore, né vers 1812, fourreur, demeurant 39, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. Sa veuve adressa, le 13 juin 1848 la lettre suivante à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de février : « Mon mari, François Bertrand, combattant de juillet 1830 et décoré, qui a fait acte de bon citoyen dans les journées de Février, en donnant de nouvelles preuves de dévouement à la cause de la liberté, a obtenu à titre de récompense de ses actions un emploi de gardien de Paris, où il est entré le 1er mai dernier et, par suite de fatigues dans son service, le 15 du même mois il est mort subitement, d’une congestion sanguine, en me laissant sans ressources aucunes, souffrante et malade, avec ma jeune orpheline de six ans. Le coup qui vient de me frapper a détruit toutes mes espérances d’avenir ; avec l’emploi de mon mari, bon père, bon mari, bon citoyen nous eussions pu vivre heureux. J’ai tout perdu et je me dois à l’existence de ma fille, privée du soutien de son père, n’ayant pas profité du bienfait du gouvernement de la république accordé à mon mari. Je sollicite, comme veuve, de votre bienveillance et de vos sentiments d’humanité, un secours éventuel, duquel je peux être digne, dans ma position exceptionnelle avec ma jeune orpheline, car mon infortune est à son comble et, en attendant une décision favorable de votre bonté, vu mes besoins impérieux, je suis. » La Commission des récompenses nationales recommanda un secours pour la veuve et le placement de la fille dans une pension. Il demeurait 178, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1830-1831 ; 8, rue du Poirier-Saint-Mery en 1848. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 78 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 1re classe, non classés par le jury médical, avec une indemnité de cent vingt francs) ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des médaillés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 18, lettre en date du 4 janvier 1831 du maire du (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 372.