Bertrand, Guillaume
Biographie
Né vers 1796 à Juvigny (Meuse). Serrurier. Il déposa un dossier à la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Je certifie que le nommé Bertrand, Guillaume s’est présenté chez moi, le 28 juillet 1830, accompagné de vingt ou vingt-cinq personnes me demander de la poudre pour la défense de la liberté. Ayant tout distribué avant qu’il se soit présenté, je ne pus leur en donner. Un individu de la société, voyant qu’il ne pouvait obtenir de munitions chez moi, voulut sommer mon épouse de lui donner de l’argent et ce ne fut qu’après les observations honnêtes que fit le sieur Bertrand, Guillaume, qu’il leur fit entendre qu’ils se battaient pour la liberté et non pour mettre les personnes à contribution. Je lui en dois ma reconnaissance. » Signé, le 26 juillet 1831 : Lecesne, marchand de couleurs, demeurant 3, rue des Martyrs. Le deuxième, ainsi rédigé, à en-tête de l’Administration de l’exploitation générale des Messageries royales, rue Notre-Dame-des-Victoires : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Bertrand, Guillaume s’est battu dans les journées de juillet 1830 et que nous l’avons rencontré le 29 dudit mois, rue des Boucheries-Saint-Honoré vers 1 heure de l’après-midi, comme il rentrait des Tuileries et du Louvre. » Signé, le 23 août 1831 : Regnier, médecin vétérinaire ; Pinard, inspecteur des travaux ; Getting. Le troisième, ainsi rédigé : Je soussigne et certifie que le nommé Bertrand, Guillaume s’est présenté, le mercredi 28 juillet 1830, à la mairie du (ancien) IIe arrondissement, sur les midi à 1 heure, en armes, pour la défense des libertés et qu’il est un de ceux qui ont participé à l’arrestation d’une ordonnance, gendarme des chasses, qui apportait au quartier général, place des Victoires alors, l’ordre de donner carte blanche à toutes les troupes et qu’au moment où nous fûmes cernés par un escadron de gendarmerie et [que] trois pelotons du 5e de ligne firent feu j’eus de la peine à le faire rentrer au poste. » Signé, le 26 juillet 1831 : Charier, marchand de comestibles, demeurant 6, rue Neuve-Saint-Marc. Il demeurait 3, rue Rochechouart puis 47, rue du Faubourg-Saint-Denis au coin de la rue d’Enghien en 1831. Archives de la préfecture de police AA 372.