Besange, Claude
Biographie
Né vers 1802 à Nancy (Meurthe), exposé devant la porte d’entrée de l’hospice Saint-Stanislas le 20 frimaire an IX. Manœuvre. Il demeurait à Richemont (Moselle) et se fit délivrer un passeport, le 9 mai 1829, pour se rendre à Paris afin de se procurer de l’ouvrage. Il fut tué, le 29 juillet 1830 à l’attaque du Louvre. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Plusieurs témoins durent attester de sa conduite pendant les journées de Juillet, afin d’établir sa disparition et son décès : Le 14 octobre 1831, devant le commissaire de police du quartier du Louvre, comparut Hamel, Clément (voir Hamel ou Amel, Clément), né vers 1779, ouvrier cordonnier, demeurant 28, rue Mouffetard, blessé de Juillet, qui déclara « que le 28 juillet 1830, il a rencontré dans la rue des Marmousets, entre 7 et 8 heures du soir, le sieur Besange, Pierre, qui venait d’être blessé et qui est tombé ; c’est alors qu’il lui a dit son nom ; il était blessé d’un coup de feu au bras droit. La garde royale et les Suisses ont chargé sur nous et nous avons été séparés. Je n’ai plus entendu parler de lui ». Comparut aussi Coquel, Pierre (voir ce nom), né vers 1788, gazier, demeurant 31, rue d’Orléans-Saint-Marcel, n° 31, qui déclara que « le 29 juillet 1830 au matin, j’ai vu le sieur Besange, Claude, sur la place du Louvre, il était en chemise, armé d’un fusil, son bras droit était en écharpe parce qu’il était blessé. Il combattait. Je l’ai perdu dans la foule et je ne l’ai pas revu […]. Comparut aussi Deshayes, Jean, Marie (voir ce nom), né vers 1803, carreleur en bâtiment, blessé et décoré de Juillet, demeurant 20, rue de l’Arbalète, qui déclara que « le 29 juillet au matin, quand nous sommes montés à l’assaut du Louvre. Besange, Claude qui était en chemise, vêtu seulement d’un pantalon de drap bleu et blessé au bras droit qui était enveloppé, est tombé ; mais la circonstance était trop grave pour que j’ai pu m’inquiéter de ce qui lui arrivait. Je ne l’ai jamais revu depuis ce moment ». Comparut aussi David, Louis, Romain (voir ce nom), né vers 1788, maçon, blessé de Juillet et pensionné, demeurant 4, rue des Francs-Bourgeois-Saint-Marcel, n° 4, qui déclara : « Le 29 juillet 1830, entre 8 et 9 heures du matin, j’ai vu Besange, Claude, devant le Louvre. Il était blessé au bras droit. Il me dit qu’il voulait combattre jusqu’à la fin. Je ne l’ai pas revu depuis ce moment. » La femme Bricout, demeurant 29, rue Galande en juillet 1830 puis 48, passage Brady, en 1831, témoigna à son tour : « J’atteste que j’ai couché le sieur Besange la nuit du 28 au 29, étant blessé au bras droit, dont j’ai eu pitié de lui. Je lui ai donné mon tablier pour soutenir son bras et ensuite je l’ai ramené chez moi rue Galande, n° 29 (39). C’est là, rue des Marmousets, dans la Cité, que je l’ai trouvé. Le 29, ayant voulu le retenir, il n’a pas voulu m’écouter ; il a disparu, je ne l’ai pas revu. […] Je suis changé de demeure ; je reste passage Brady, n° 48. » Le tribunal de la Seine, en date du 14 octobre 1831, déclara le décès de Besange. Le 2 février 1831, le maire de la commune de Richemont délivra un passeport à la femme de Besange, Schlinker (apparemment absente sur les listes du Bulletin des lois mais elle est bien in Archives nationales F/1dIII/38 B), Barbe, née le 1er août 1792 (par exemple dans son acte de naissance) (mais en 1793 in Archives nationales F/1dIII/38 B) à Richemont, fille de Schlinker, François, maçon et tailleur de pierres, et de Croisille, Marie, son épouse ; Besange avait épousée Schlinker le 6 mai 1829 à Richemont et elle demanda « à aller à Paris pour prendre des informations sur le sort de son mari, qui paraît avoir été une des victimes des journées de Juillet ». La veuve, indigente, et qui « loge dans les fermes où elle est nourrie par charité », fut pensionnée. Il lui fut accordé (curieusement sous le nom de Schlinker, née Bésange, Barbe) par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs et sans doute aussi diverses sommes puisque son apparaît dans la liste nominative du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834. Le nom de Besange (C. Besange) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Besange demeurait à Richemont en 1829-1830 ; La veuve demeurait à Richemont en 1831. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves auxquelles il a été accordé des inscriptions de rentes du IVe arrondissement p. 97 curieusement sous le nom de Schlinker, née Bésange, Barbe), liste nominative du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 116, liste nominative du IVe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7 mairie du (ancien) IVe arrondissement, Etat des inscriptions de rentes qui ont été envoyées à la mairie du IVe arrondissement de Paris, comme appartenant à des veuves, orphelins, ascendants ou blessés de Juillet, domiciliés dans cet arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831, par la mairie du (ancien) IVe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (douze veuves) ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Papu, Nicolas, François ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IVe arrondissement, veuves (curieusement sous le nom de Schlinker, née Bésange, Barbe) et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IVe arrondissement, veuves et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IVe arrondissement (sans indication du motif de l’attribution de la rente) (sous le seul nom de Schlinker, Barbe) ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.