Besnard, Jean-Louis
Biographie
Né le 10 mai 1810 à Quentin (Côte-d’Or). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIIe arrondissement. Dans sa séance du 11 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, demandait l’ajournement de toute décision à son égard, en attendant de prendre de nouveaux renseignements sur la participation qu’il avait pu prendre aux événements de Juillet. L’ajournement fut levé dans la séance du 12 avril suivant. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. En 1831, il était militaire aux Lanciers d’Orléans. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) IIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 29, séance du 11 avril 1831, séance du 12 avril 1831 (sous le nom de Bernard) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) IIIe arrondissement. In Archives de la préfecture de police AA 413 in dossier Sedillot, Jean-Baptiste, il y a un Jean-Louis Besnard, « sous-lieutenant de cavalerie en ce moment à Paris », qui signait le certificat suivant en faveur de Sedillot et qu’il fait valoir devant la Commission des Réclamants : « Nous, soussignés, Jean-Louis Besnard, sous-lieutenant de cavalerie en ce moment à Paris, et Antoine Expert (voir Expert, Guillaume, Antoine), demeurant rue Montmartre n° 129 à Paris, certifions que le sieur Jean-Baptiste Sedillot, ancien militaire au 4e régiment de chevau-légers, depuis son congé employé à l’octroi de la ville de Paris, ayant fait le service de la garde nationale, s’étant trouvé à la butte Chaumont lors de l’arrivée des troupes étrangères, certifions que ledit Sedillot a fait partie des défenseurs de la liberté avec nous dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; qu’il s’est trouvé dans les affaires de la rue du Coq-Saint-Honoré et de la rue Nicaise, ensuite qu’il était aux affaires de la place de Grève et à celle de la caserne de Babylone et qu’après il a marché sur Rambouillet et a fait plusieurs gardes et patrouilles sous les ordres de MM. Charas (voir Charras, Jean-Baptiste, Adolphe), Tamisier (voir Tamisier, François, Laurent, Alphonse), Millote (voir Millotte, Louis, Emile), etc. »