Bessan ou Bessau (il y a deux fois chaque orthographe)
Biographie
« Dans la journée du 27 juillet, au plus fort du combat qui se livrait à la place de Grève, M. Bessan, ancien adjudant sous-officier d’artillerie de la Vieille Armée, débouchait sur la place par le pont surnommé depuis ce jour pont d’Arcole. Non loin de lui, Bessau voit tomber un jeune homme frappé d’une balle au front. Bessau s’empresse de tirer le coup de fusil qu’il destinait à un Suisse, qu’il renverse, et il court au jeune homme qui venait d’expirer glorieusement pour la cause sacrée de la liberté. Cette victime, Bessau la prend pour un de ses amis, un de ses protecteurs, Me Duplan, avocat, qu’il avait vu la veille excitant nos citoyens au Palais-Royal. Il le relève en versant des larmes ; il ne fait pas attention à une grêle de balles qui tombe à ses côtés et dont une frappe encore la tête de celui qu’il prend pour son ami. Mais, ô bonheur ! la victime étendue sur son fusil n’était pas Me Duplan. Bessan dépose le citoyen mort pour la patrie, derrière le parapet du pont ; il reprend ses armes et recommence la guerre. Bessau a été assez heureux pour n’être pas blessé. » Le Constitutionnel, 12 août 1830.