Beurier, Claude, François
Biographie
Né le 1er pluviôse an II à Ormans (Doubs), fils de Beurier, Pierre, François (lui-même fils de Beurier, Pierre, meunier ou plus souvent charpentier, et de Indré illisible, Claudine, et de Vuillemin, Anne, Françoise (elle-même fille de Vuillemin, vigneron, et de Maricot ou Marciot illisible, Maire, Rose dans l’acte de mariage), son épouse. Maître charpentier. Il fut blessé, le 28 juillet 1830 vers 18 h 30, au pont Notre-Dame, d’un coup de feu reçu à la cuisse droite et mourut de sa blessure le 8 août à l’Hôtel-Dieu, après avoir refusé l’amputation. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Sa mère Vuillemin (mais Villemin in Archives nationales F/1dIII/36 ; Villemin de Lods in Archives nationales F/1dIII/38 B ; Vuillemin de Lods dans son acte de mariage), Anne, Françoise, née le 20 septembre 1760 (par exemple dans son acte de naissance) (mais le 23 septembre 1760 in Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet) à Lods (ou Loods) (Doubs) fut pensionnée (pas trouvée sur les listes d’ascendant pensionné dans le Bulletin des lois et elle semble avoir eu des difficultés à faire reconnaître ses droits dans son dossier in Archives nationales F/1dIII/44) ; elle reçut (sous le nom de veuve Beurier, née Villemin, Anne, Françoise à Loods) de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 20 septembre 1786 à Vuillafaus illisible (Doubs). Le père était entré à l’hôpital de Toulon le 24 août 1815, provenant du bagne, pour y mourir le 23 novembre 1815. En 1831, la mère donna procuration à Beaufils, propriétaire, demeurant 5, rue du Chevalier-du-Guet, pour toucher en son nom toute somme lui revenant de la part de la Commission des récompenses nationales ou de la Commission de la souscription nationale. Le père de Beurier était mort à l’hôpital maritime de Toulon, venant du bagne, le 23 novembre 1815. Beurier demeurait 28, rue Saint-Dominique ; sa mère, 86, rue du Battant à Besançon (Doubs) en 1831. Le nom de Beurier (C.-F. Beurier) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 313 (sous le nom de Beurrier) ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Xe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 108 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, Etat nominatif des ascendants dont les bulletins individuels ont été remis le 2 décembre 1831 au bureau de la souscription nationale à la préfecture de la Seine, une feuille volante avec la liste des ascendants du Xe arrondissement, idem dossier individuel, idem Citoyens douteux (quant aux circonstances de la mort dans les combats et qui lui mériteraient son inscription sur les listes du Panthéon, N.D.A) ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IXe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des ascendants des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (30 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) Xe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.