Bichard, Louis, Cloud
Biographie
Né en 1778 à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Vigneron. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Bichard, Louis, Claude), auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait à Saint-Cloud en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement et liste supplémentaire des citoyens proposés pour la médaille, IIe arrondissement. A l’occasion d’un procès qui eut lieu, le 25 mai 1831 devant la cour d’assises de Paris, pour les troubles qui eurent lieu, le 15 février 1831, au moment du pillage de l’archevêché, et au cours desquels un poste de la garde nationale fut enlevé et un poste de la troupe de ligne, attaqué, il est fait mention, au cours des débats, d’un sabre dont la provenance faisait polémique. Un témoin expliqua en effet sur ce sabre : « Voici l’explication de ce fait : M. Peulvé [le détenteur du sabre en question, N.D.A.] a dit hier qu’il avait pris le sabre dont il était porteur à un officier de lanciers, rue Saint-Honoré. Le fait est faux ; M. Peulvé a acheté ce sabre à un vigneron à Issy. Le témoin Delaloy, qui a déjà été entendu, avait abattu l’officier d’un coup de fusil ; il a pris les épaulettes et le vigneron a pris le sabre. » Dans les listes, il n’y a que trois personnes de qui se rapprochent ces circonstances : Neuilly, Jean, André ; ou Bichard, Louis, Cloud ; ou Farreau, Jean ; les seuls trois vignerons habitant les environs et recensés dans ce dictionnaire. Gazette des tribunaux, 27 mai 1831 ; Gazette des tribunaux, 28 mai 1831 ; Gazette des tribunaux, 29 mai 1831.