Bidant, Pierre, Marie, Philippe
Biographie
Né le 27 mai 1795 (mais le 27 mars 1795 in Archives de Paris Vbis1H3 1 liste des officiers de la garde nationale) à Paris. Passementier. Sa conduite fut signalée ainsi à la suite de placards affichés dans Paris par les différentes mairies, pour signaler les faits d’éclat qui étaient à la connaissance des Parisiens : « 28 juillet. Le sieur Bidant fils, passementier rue Saint-Honoré n° 78 (j’ai eu le soin de prendre son nom) sortit de chez lui un des premiers, en habit de garde national. Ce fut un concert d’applaudissements, lui voyant donner l’exemple, on espérait et l’on ne fut pas trompé, que la garde ne tarderait pas à se montrer et il se rendit en armes au poste de la rue de la Bibliothèque, derrière l’oratoire, rue Saint-Honoré, où arrivèrent bientôt d’autres gardes nationaux. Un chef improvisé commandait ce poste lorsqu’un peloton de la garde royale débusqua du côté du Louvre, entra rue de la Bibliothèque. L’officier de la garde royale, s’adressant aux gardes nationaux sous les armes, les somma de les déposer et d’abandonner le poste. Ceux-ci non seulement refusèrent mais encore se mirent sur la défensive. Sommés de nouveau, les fusils furent couchés en joue de part et d’autre mais des deux côtés la proposition fut faite de tirer les premiers. L’hésitation fit un moment suspendre la férocité de cette garde sanguinaire, étonnée de la générosité de braves citoyens qui, infailliblement auraient péris. Ils défilèrent en ordre devant le corps de garde, abandonnant le projet de le forcer. Mais, au détour de la rue, au coin de la rue Saint-Honoré, les gardes royaux tirèrent sur le peuple. La garde nationale les prit par derrière et les força à quitter ce lieu de carnage et d’horreur. Honneur à M. Bidaut (sic) !!! » Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin, et son brevet le 23 août 1831. Sa carrière d’officier de la garde nationale était ainsi reconstituée : grenadier en août 1830 ; nommé délégué le 13 août 1832 (par 29 voix sur 49), délégué le 5 avril 1834 (par 36 voix sur 72), sous-lieutenant en premier le 22 avril 1836 (par 27 voix sur 51), sous-lieutenant en premier le 30 mars 1837 (par 52 voix sur 87), lieutenant en second le 23 mars 1840 (par 43 voix sur 84), lieutenant en second le 21 mars 1843 (par 51 voix sur 90). Il demeurait 78, rue Saint-Honoré en 1830-1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 (aussi sous le nom de Bidaut, fils) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de Paris Vbis1H3 1 liste des officiers de la garde nationale (sous le nom de Bidault, Pierre, Marie, Philippe). Il y a in Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Soutumier, Auguste, Jean un Midant, négociant, demeurant 78, rue Saint-Honoré, qui signa, le 13 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Soutumier, Auguste, Jean, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous certifions que le sieur Auguste, Jean Soutumier s’est trouvé le 27, 28 et 29 et le 30 juillet 1830 à rester dix heures en faction près la rue du Four près et dans celle Saint-Honoré afin de maintenir le bon ordre. Il a été admiré de tous ceux qui l’ont vu et qui ont été témoins de la manière avec laquelle il a agi avec ses concitoyens. » C’est lui ?