Bigalet, Jeanne, femme Lubin
Biographie
Sans profession. Elle fut tuée, le 27 juillet 1830 vers 17 heures, d’un coup de feu, au coin de la rue de la Feuillade et de la place des Victoires, alors qu’elle se rendait, à travers les combats, à la rencontre de son mari, Lubin, Etienne, tonnelier. Transportée à la Morgue, sa dépouille fut reconnue par son mari, après une déclaration auprès du commissaire de police du quartier du faubourg Montmartre, où il était accompagné de : Berard, Jérôme, Alexandre, Florentin, marchand de vin, demeurant 18, rue du Faubourg-Montmartre ; Dionet, Louis, Marc, ou Diouet, Louis, Marc demeurant 18, rue du Faubourg-Montmartre. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement Le mari reçut un total de trente francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le veuf ne reçut aucune indemnité in pension, le cas n’étant pas prévu par la loi sur les indemnisations. Elle demeurait 2, rue de la Boule-Rouge et 18, rue du Faubourg-Montmartre. Rapport de M. Sensier, ancien notaire, commissaire du IIe arrondissement chargé de constater le nombre des victimes et les faits mémorables des glorieuses journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, Paris, imprimerie de Ambr. Firmin Didot, 24, rue Jacob, 1830, p. 13 (sous le nom de Bigolet, Jeanne) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Lubin Etienne.