Bimont, Philibert, François, Bernard
Biographie
Né le 28 nivôse an XI à Luzarches (Seine-et-Oise), né de Bimont, Pierre, Bernard, fabricant de dentelles, et de Giron, Marie, Jeanne, son épouse. Garçon boucher. Il fut atteint de plus d’une vingtaine de balles, le 29 juillet, au milieu de la chaussée de la rue de Richelieu, devant le Théâtre-Français. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 29 août 1830, devant le commissaire de police du quartier du faubourg Montmartre, comparut Bigot, Louis, François, emballeur, demeurant 12, rue Vivienne ; il attesta que Bimont « n’a pas paru chez lui depuis le 29 juillet dernier et que vainement on a cherché depuis cette époque à avoir de ses nouvelles, ce qui lui faisait présumer que ledit Bimont, qui est son beau-frère, est mort pendant les troubles de cette semaine ». Comparut aussi Grosjean, Hippolyte, sellier, demeurant 16, rue Rochechouart, pour attester qu’il avait vu Bimont « tomber atteint d’un coup de feu dans le milieu de la rue de Richelieu et qu’il pense qu’il est mort à la suite de cette blessure, que d’ailleurs il avait quelque temps après rencontré plusieurs de ses amis, qui lui avaient assuré que Bimont, Bernard avait reçu plus de vingt balles dans le corps ». Le 20 septembre 1830, devant le même commissaire de police, comparut Vasseur, Joseph (voir ce nom), menuisier, demeurant 46, rue Coquenard, lequel donna les précisions suivantes : « En revenant du feu et passant près du Théâtre-Français, j’ai vu un cadavre gisant au milieu de la rue. Il était couvert d’une toile. Je l’ai découvert et j’ai reconnu que c’était celui du sieur Bimont, Bernard. Je ne puis m’être mépris parce que je connaissais ledit Bernard Bimont depuis plus de quatre ans et que d’ailleurs j’ai également parfaitement bien reconnu aussi les piqûres qu’il avait au bras, représentant les armes d’un boucher. Sa figure remarquable par son teint basané ne m’a laissé aucun doute sur l’identité de sa personne. » Sa mère, Giron, Marie, Jeanne, née le 21 novembre 1773 à Seugy (Seine-et-Oise) veuve de Bimont, Pierre, Bernard, décédé le 14 juillet 1822 à Luzarches (Seine-et-Oise), alors qu’il était fabricant de dentelles et trésorier de l’hospice civil de Luzarches, fut pensionnée de deux cents francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 20 pluviôse an IV à Seugy. L’époux, Bimont, Pierre, Bernard, était né le 30 janvier 1764 à Seugy, fils de Bimont, Pierre, marchand fruitier, et de Bimont, Marguerite son épouse ; l’épouse était la fille de Giron, Pierre, cultivateur, et de Savreux, Michelle son épouse. Bimont demeurait à l’abattoir de Rochechouart ; sa mère, 73, barrière Poissonnière en 1831. Le nom de Bimon (P.-F.-B. Bimon) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 64 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/56 in dossier Giron, Marie, Jeanne ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 80 (sous le nom de Bimon, Philibert, François, Bernard), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.