Bisouard ou Bizouard ou Bezouard
Biographie
Loueur de cabriolets. Il signa, le 15 décembre 1830, le certificat suivant en faveur de Castin, Charles, Nicolas : « Nous, soussignés, ayant fait partie des hommes qui se sont battus dans les rue de Paris les 27, 28 et 29 juillet 1830 et d’un détachement de la VIIe légion de la garde nationale qui s’est transporté avec la colonne à Rambouillet, certifions que ledit détachement était commandé par M. Castin, sous-lieutenant, et que dès le 28 juillet il avait pris son uniforme, avec lequel il s’est transporté partout où il a jugé que sa présence pouvait être nécessaire. M. Jean-Baptiste Grosjean (voir Grosjean, Jean-Baptiste), cocher de cabriolet, certifie de plus que l’ayant toujours accompagné pendant les mémorables journées de Juillet et blessé d’une balle au genou le 28 à l’instant où M. Castin l’emmenait avec d’autres personnes pour chercher des armes et des munitions qu’il avait à sa campagne, il y conduisit également, où il resta plusieurs jours, retenu par sa blessure, que là il a vu arriver, chaque nuit, M. Castin, à travers les dangers, pour rassurer sa famille et prendre de nouvelles munitions, que ses dames, aidées de deux neveux encore très jeunes, préparaient pendant son absence, au moyen de plomb que M. Castin avait arraché du toit de la maison et pour aller plus vite on le coulait dans un moule qui se trouvait à la maison, ainsi que dans une planche rainée, qu’ensuite ces dames coupaient par petits morceaux carrés, qui pouvaient servir pour pistolets et fusils. Le 29 juillet, accompagné du sieur Jacquot, son jardinier, il fut attaqué par un détachement de gendarmerie et, se trouvant à la tête d’un groupe d’hommes, il les repoussa et s’empara d’un poste qu’ils avaient encore conservé à la barrière de Clichy. En foi de quoi, nous lui avons signé le présent certificat, pour rendre justice à la vérité et lui servir à toute occasion, comme de rendre justice à son dévouement et son patriotisme. » Il signa (le nom de Bizouard est très lisible) le certificat suivant en faveur de Grosjean, Jean-Baptiste : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Jean-Baptiste Grosjean, cocher de cabriolet, ne nous a pas quitté pendant les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet 1830 et qu’étant du nombre de ceux qui se rendaient avec M. Castin, officier, à sa campagne de Colombes pour prendre des munitions qu’il y faisait préparer il a été blessé d’une balle au genou en face la petite caserne de Chaillot dans les Champs-Elysées, le 28 juillet, que M. Gauthier était également du même détachement qui se rendait à Colombes et que malgré sa blessure il s’est rendu à la campagne de M. Castin mais qu’ayant été obligé d’y rester pour y être pansé par ces dames. Il n’a cessé de s’y occuper avec les personnes de la maison à y préparer des balles et cartouches. Au moment qu’il fut blessé, il était armé d’un sabre et d’une paire de pistolets, que M. Castin lui avait donnés avant de quitter la rue du Temple. » Il demeurait 25, rue du Temple en 1831. Archives de la préfecture de police AA 376 in dossier Castin, Charles, Nicolas ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Grosjean, Jean-Baptiste.