Biver, Nicolas
Biographie
Né vers 1801 à Buttembourg (Luxembourg). Charpentier. Il combattit le 27 juillet dans la rue Saint-Honoré, le 28 à la Grève, le 29 à la caserne de Babylone, où il fut blessé d’un coup de baïonnette à l’avant-bras. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’ancien IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement (sous le nom de Bivert Jean-Baptiste sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 ; aussi in Archives de Paris VD6 172 n° 6). Il reçut quatre-vingts francs de secours de 1845 à 1847. Des renseignements de police indiquaient à son sujet, en 1840 : « Bon ouvrier mais sans conduite, faisant des dettes chez ses fournisseurs et principalement chez les marchands de vin. Ne paye jamais son loyer et cependant gagne de bonnes journées. » En 1845 : « Bien considéré. Il travaille actuellement dans une fabrique de fécule de pommes de terre. » En 1847 : « Ouvrier gazier […] employé à l’usine de gaz de Passy, où il gagne deux francs vingt-cinq par jour. Sa conduite ne donne lieu à aucune remarque défavorable. » En 1852 : « Il travaille depuis deux mois comme terrassier au chemin de fer de Versailles (rive gauche) et gagne 2,50 francs par jour ; c’est un homme rangé, tranquille et étranger à la politique. Il a quelques dettes, contractées pendant son temps de chômage. Il est récemment sorti de l’hôpital. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1852, un secours de cinquante francs en 1853. En 1855 : « M. Biver travaille dans un chantier de bois, où il gagne environ trois francs par jour. Il est souvent obligé d’interrompre son travail, par sa mauvaise santé. […] Veuf depuis 1839, n’a pas d’enfant. La position de cet homme ne paraît pas heureuse. Il est bien considéré dans sa maison. » Il reçut un secours de quarante francs et un autre de vingt francs en 1855. Il reçut un secours de quarante francs en 1856. Il demeurait 23, rue Rochechouart en 1831 ; 14, rue de la Croix-Nivert en 1840 ; 8, même rue en 1845 et 1846 ; 147, rue de Sèvres en 1840 ; 1, rue du Pont à Grenelle en 1851-1852 ; 15, même rue, un cabinet dans un garni tenu par M. Jamin, qu’il louait six francs par mois de 1852 à 1856. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 (sous le nom de Bivert, Jean-Baptiste) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209 (sous le nom de Bivert, Nicolas), idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Bivert, Nicolas).