Bizeau, Médard, Isidore
Biographie
Né le 27 mai 1799 à Germainville (Eure-et-Loir). Militaire au 4e régiment de cuirassiers, en congé illimité. Menuisier. Il fut blessé légèrement au côté droit, par une balle morte, le 27 juillet dans la rue Saint-Honoré. Soutien de sa mère aveugle, il reçut (sous le nom de Bizau) un secours de quarante francs puis un autre de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut soigné à partir du 11 août à l’hospice des Incurables femmes puis à la Maison de convalescence de Saint-Cloud. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut un total de cent soixante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il demanda, dans cette dernière maison, à être habillé de son costume de garde national. Il est répertorié (sous le numéro 47) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Il reçut, après la révolution, des secours pour un montant de cent cinquante francs (mais cent soixante-cinq in Archives nationales F/1dIII/38 A) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de ce dernier arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 17 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure superficielle et par balle morte au flanc du côté droit, contusion sans difformité, sans infirmité. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement rangé dans la 1re classe des blessés. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin, et son brevet le 10 août 1831. Il retira, le 25 octobre 1830, les pièces qu’il avait déposées devant la Commission. En 1835, après avoir servi trois ans dans la garde municipale de Paris, ayant quitté ce corps « pour être le soutien de sa mère infirme et âgée de soixante-douze ans », sans occupation depuis trois mois, « réduit à la triste nécessité d’employer ses dernières ressources pour donner le nécessaire à sa vieille mère », il sollicita un secours. Le préfet de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] A fait partie de la garde municipale pendant deux ans, d’où il est sorti comme démissionnaire pour exercer la profession de cocher de cabriolet ; depuis sa position est loin d’être heureuse quoique sa conduite soit, comme elle l’était dans ledit corps, toujours fort régulière. » Il reçut, cette année-là, un secours de trente francs. En 1836, il fut nommé sergent de ville, et attaché à l’attribution des voitures en 1838. Il demanda un duplicata de son brevet de médaille, qu’il avait perdu en faisant une charge dans la rue Saint-Martin au moment des émeutes d’avril 1834 alors qu’il appartenait à la garde municipale à cheval. En 1841, les renseignements de police le disaient « bien famé sous tous les rapports ». Il (ou sans doute sa veuve) reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il mourut le 20 septembre 1843. Sa veuve, Luot, Rosalie, née vers 1811, piqueuse de bottines, reçut deux cent soixante francs de secours entre 1843 et 1851, un secours de cinquante francs en 1850, un secours de cinquante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1853 et un secours de quarante en 1854. Elle avait deux enfants à charge et les renseignements de police recueillis sur son compte informaient que sa conduite la rendait « digne d’intérêt ». En 1850 : « Cette femme est d’une santé débile et peu en état de soutenir aucun travail. Aussi sa position est très précaire et touche à l’indigence ; les renseignements obtenus en ce qui concerne sa moralité et l’excellente conduite de la veuve Bizot sont on ne peut plus satisfaisant et on la présente comme digne des bienfaits du gouvernement. » Bizeau demeurait 5, rue de Vannes en 1830 (dont in Archives nationales F/1dIII/38 A ; mais 5, rue de Viarmes aussi dans la même source) ; 18, rue du Fouare en 1830-1831 (sans doute à partir de septembre 1830) (10, rue du Poirier en 1830 in Archives de Paris Vbis1K4 2) ; 1, rue de Viarmes près de la halle au blé en 1831 (mais 5, rue de Viarmes en 1831 in Archives de Paris VD6 3) ; 51, rue Saint-Dominique-Saint-Germain en 1835 ; 36, rue du Vert-Bois en 1838 ; 10, rue Saint-Germain-l’Auxerrois de 1839 à 1842 ; 59, rue du Cherche-Midi, 8, passage Saint-Maur en 1843 ; sa veuve alla habiter 4, rue d’Estrée dans le faubourg Saint-Germain en 1843 ; 10, avenue de Ségur en 1846 ; 7, rue de la Parcheminerie à une date indéterminée sans doute vers 1849 ; 14, rue Zacharie en 1850 ; 22, rue de la Harpe en 1851 ; 20, même rue en 1854. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 53 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement (où à profession il est indiqué Au 4e cuirassiers) ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours ; Archives de Paris VK3 41 (sous le nom de Bizot, jadis Bizeau, Médard, Isidore) ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant et Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Proposition, en date du 18 juin 1850, d’accorder à 194 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, des secours s’élevant à la somme de 10.390 francs, minutes 110-116, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204.