Bizon, Jean, François
Biographie
Né le 1er juillet 1782 à Saint-Sauveur-de-Carrouges (Orne), fils de Bizon, Jean et de Pottier, Marguerite son épouse. Marchand de parapluies (mais fabriquant de parapluies in Archives de la préfecture de police AA 372). Il fut légèrement blessé d’un coup de feu au poignet gauche et (selon son dossier in Archives de la préfecture de police AA 372 de la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé mais sans qu’on en trouve de traces ailleurs) d’un coup de lance reçu à la hanche gauche. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. On trouve, sur les listes de la mairie, l’apostille suivante en face de son nom : « Renseignements équivoques. » Il reçut un secours de soixante francs, le 25 octobre 1830, un secours de soixante francs, le 19 novembre 1830, un secours de trente francs, le 24 décembre 1830, un secours de quinze francs, le 18 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 837) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Son nom (toujours sous le numéro 837) est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme blanche en travers de la face dorsale du poignet gauche, cicatrisée mais avec quelque difficulté dans les mouvements, qui ne saurait entraîner d’incapacité durable. Est dans le cas des blessures qui ont entraîné une incapacité temporaire (six mois) et doit être rangé dans la 2e classe des blessés. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Bison, Jean-François), à titre de blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de trois cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il déposa un dossier à la Société des réclamants de la rue Bourg-Labbé, sollicitant un secours et une place. Il était porteur de deux certificats. Le premier ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Bisson (sic) étant sur le champ de bataille, au bout du pont d’Arcole, du côté de la Cité, le 28 juillet au moment où j’ai été blessé, a été un des premiers et un nommé Miné (voir Miné, Jean, Symphorien) de l’île Saint-Louis à me porter des secours. Ils m’ont porté chez moi, ce que j’atteste être sincère et véritable. » Signé, le 10 août 1830 : femme Lebaux (voir Baux, Pierre qui sans doute ne savait pas signer ?) ; Allexandre (voir Allexandre, Louis, Joseph ?) ; Legendre ; Lesmard, demeurant 1, rue d’Ecosse ; Perruchon, demeurant 26, rue du Marché-Palu ; Maline-Desroches, capitaine, chevalier de la Légion d’honneur ; Guillemette illisible, demeurant illisible. Le deuxième, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Bison, demeurant rue des Anglais n° 2, a été blessé en se battant dans les trois journées de Juillet, au bout du pont d’Arcole du côté de la Cité, auquel il a reçu une balle au bras gauche. » Et aussi : « Je certifie que le nommé Bison s’est trouvé au pont d’Arcole côté de la Cité, dont je le laissais moi-même là et que moi de suite au Louvre, où j’ai été mutilé et blessé. » Signé : Legendre (nom à retrouver…), demeurant 18, rue du Petit-Pont. Le docteur Dupuis, demeurant 18, rue du Petit-Pont, apostillait le certificat en certifiant qu’il avait « été appelé par M. Bisson pour visiter un blessé, rue de la Huchette n° 25, le 28 juillet 1830 sur les 4 heures du soir ». On trouve ce billet rédigé par l’un des enquêteurs de la nouvelle Commission : « Le sieur Bison ne demeure plus à l’adresse à l’adresse indiquée [20, rue Perdue, N.D.A.] et l’on n’a pu me faire connaître la nouvelle. Réputation détestable dans son ancien quartier. » Il s’était marié avec Fromant le 28 septembre 1807 à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement de Paris et était père de deux filles en 1830 : Adeline, Clotilde née vers 1813 à Paris, et Eugénie née vers 1822 aussi à Paris. Il demeurait 18, rue du Petit-Pont en 1830 puis 2, rue des Anglais en 1830-1831 ; de nouveau 18, rue du Petit-Pont en juin 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 ; 21, rue Galande en juillet 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et deux fois in Archives nationales F/1dIII/37 et une fois in Archives de Paris VK3 32 ; 20, rue du Plâtre en septembre 1831 in Archives de Paris, VD6 631 n° 1 mais pourtant 18, rue du Petit-Pont dans le récapitulatif final (mais 18, rue du Petit-Pont puis 20, rue Perdue in Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie et aussi in Archives de la préfecture de police AA 372, en 1831 ; 20, rue Perdue à une date indéterminée, sur le registre d’émargement pour remise des bordereaux aux blessés indemnitaires qu’il signe in Archives de Paris VK3 19 ; 18, rue du Petit-Pont in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 86 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 (sous le nom de Bison) et mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le seul nom de Bizon) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours (sous le seul nom de Bizon) ; Archives de Paris VK3 19, (ancien) XIe arrondissement de Paris, quartier de la Sorbonne, Souscription nationale, séance du 20 octobre 1831, idem Récompenses nationales, état d’émargement pour remise des bordereaux aux blessés indemnitaires ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie ; Archives de Paris VK3 32, (ancien) XIe arrondissement, liste des indemnitaires ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives de Paris VD6 639 n° 6, tableau général des enfants appartenant aux veuves et blessés de juillet 1830, (ancienne) XIe mairie ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/44 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe (sous le nom de Bison) ; Archives de la préfecture de police AA 372 (sous le nom de Bison, Jean-François). Il y a dans F/1dIII/50 in dossier Cordier, Victor, Joseph, un certificat signé en 1830 de Bizon (orthographe à peu près sûre), lampiste, demeurant 20, rue de Valois au Palais-Royal, qui atteste que Cordier se trouvait avec lui le 27 juillet, rue Croix-des-Petits-Champs, au moment des fusillades et de la résistance occasionnée pour venger une femme qui baignait dans son sang et plusieurs hommes tués sans armes, et qu’il avait aidé à enfoncer la boutique de Provoto, arquebusier vis-à-vis du passage Véro-Dodat. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 415 in dossier Tesnière, Jean-Pierre un Bisson, qui signe, le 1er août 1830, le certificat suivant en faveur de Tesnière, Jean-Pierre : « Nous, soussignés, habitants de Paris, certifions à tous qu’il appartiendra que le sieur Tesnière, Jean-Pierre, marchand de vin, à Tivoli-Montmartre, dans les journées mémorables des 27, 28 et 29 juillet dernier, s’est conduit comme un brave citoyen en exposant sa vie ; et dans le moment le plus dangereux le 28 à la pointe Saint-Eustache il nous a procuré plus de trente livres de balles pour notre défense et que lui-même a combattu courageusement et a été blessé le 29 dans la rue Richelieu. »