Blasmer, François
Biographie
Né le 22 fructidor an XII (le 22 août 1804) à Saint-Jean-de-Lorm ou de l’Aude (Côte-d’Or). Ouvrier serrurier en voitures. Il fut blessé par un coup de baïonnette à l’avant-bras droit, rue Saint-Honoré. Il reçut un secours de cent vingt francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il fut soigné par le docteur Boucher-Dugua. Il reçut un total de cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était marié, sa femme enceinte, et était père d’un enfant en 1830. Il participa à la Révolution de février, sans être blessé. Il était porteur du certificat suivant : « Les soussignés déclarent que le citoyen Blasmer, François, est connu parmi nous comme un honnête citoyen. En 1830, il fut blessé en combattant pour la liberté. Le 24 février 1848, après la prise du Château-d’Eau, il n’a quitté les barricades qu’il avait participé à construire, rue de Lamartine, que quand les ordres ont été donnés de les défaire et de là il fut de garde au poste de Notre-Dame-de-Lorette jusqu’à ce que tout fut terminé et rentre dans l’ordre. » Signé : Armanté, menuisier, demeurant 32, rue Buffault ; Tabary, demeurant 36, rue Buffault ; Vasset, demeurant 16, rue Lamartine ; Adam ; Zeller ; Caillot illisible et d’autres signatures illisibles. Hors d’état de pouvoir travailler « utilement » (il aurait perdu l’œil droit suite au coup de baïonnette qu’il aurait reçu à l’œil en juillet 1830), il fut recommandé pour une pension annuelle par la Commission des récompenses nationales. Il était père d’un enfant et son père et sa mère, âgée de soixante-dix-neuf ans, à charge en 1848. Il fut choisi pour recevoir un secours de soixante francs en 1849, à titre de médaillé de Juillet, mais fut signalé par l’administration comme ayant quitté son domicile sans laisser aucune adresse. Il savait lire et écrire. Il demeurait 7, rue de la Boule-Rouge en 1830-1831 ; 32, rue Coquenard (parfois 10, rue Neuve-Coquenard) en 1848 ; 31 ou 32, rue Lamartine dans le faubourg Montmartre en 1849. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 54 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 67 (par erreur sous le nom de Blasmes, François) ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 10.545 francs pour être répartie entre 210 décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, domiciliés dans le département de la Seine, ladite somme imputable sur le budget du ministère de l’Intérieur, exercice 1849, minute 40, idem 44 et suivantes, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves qui ont formé des demandes de secours, et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, en date du 29 mai 1849, minutes 57-61, idem rapport du 18 juin 1850 et suivants, minutes 120-126 ; Archives de la préfecture de police AA 373.