Bloch, Jacques
Biographie
Né vers 1795 à Sarrelouis (Sarre). Marchand bijoutier. Le 10 juillet 1831, après avoir réclamé en vain les pièces qu’il avait confiées à la Commission des récompenses nationales, il adressa à la Commission des Réclamants sise rue Bourg-Labbé le récapitulatif suivante de sa conduite pendant les journées de Juillet : « […] Le 28 juillet, depuis 1 heure de l’après-midi jusqu’à 4 environ, je me suis battu à la porte Saint-Martin, où étaient plusieurs pelotons du 1er régiment de l’ex-garde, de la gendarmerie et de la ligne ; je n’avais qu’une paire de pistolets de calibre, dont je fis cependant bon usage. J’ai été remarqué à cet endroit par plusieurs personnes qui combattaient comme moi pour la cause sacrée de la liberté et si je n’ai pas succombé, je le dois au plus heureux hasard. De là, je me rendis au marché des Innocents, où je trouvais encore de la garde, des gendarmes à pied et à cheval et des cuirassiers. Je me battis contre jusqu’à 10 heures, moment où ils se retirèrent. Le 29, je fus un des premiers à faire des barricades dans mon quartier et je montais la garde au poste du Marché-Saint-Jean, où j’organisais avec mes voisins un service pour le maintien de l’ordre. Aujourd’hui, il m’est plus difficile de donner tous les détails de ce que j’ai fait en cette circonstance. Cette demande ne sera peut-être pas appuyée par autant de témoins que la première, que j’ai présentée à la Commission de la rue du Mont-Blanc, et je regrette que l’on ne puisse me remettre ces pièces que je viens de réclamer en vain. Je n’en ai pas moins toute confiance en votre justice. Je suis, etc. » Suivaient les apostilles suivantes : « Je certifie que j’ai vu M. Bloch le 28 juillet 1830 environ à 3 heures après-midi contre la porte Saint-Martin, armé de deux pistolets. » Signé : Bourbier, C., épicier, demeurant 4, rue des Noyers. « Je certifie que le nommé Bloch entra chez moi le 28 juillet 1830, à l’heure de 9 heures à 10 heures du soir, armé de deux pistolets. » Signé : Dufay, L., demeurant 59, rue de la Tonnellerie (voir sans doute le Dufayet, marchand de vins, demeurant 59, rue de la Tonnellerie en 1848, et qui signa un certificat pour Roussier, Louis, Léopold en 1848 ?). « Je certifie que le sieur Bloch a assisté à l’ouvrage des barricades et que je l’ai vu sortir avec des armes, se dirigeant sur les points où on se battait. » Signé : Bourgeois. « Je déclare connaître M. Bloch comme voisin et l’avoir vu aider à faire des barricades le 29 juillet 1830. » Signé : Grusse, A., demeurant 8, rue Saint-Bon. Merville, lieutenant de la garde nationale, et Chevassus, capitaine de la garde nationale, attestait que Bloch faisait son service avec zèle et exactitude comme sergent dans la 1re compagnie du 1er bataillon de la VIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 40, rue des Arcis en juillet 1831 ; (et aussi 9, rue Saint-Bon en 1831 ?). Archives de la préfecture de police AA 373.