Blond, Louis

Biographie


Dossier confus ; il semble en fait contenir deux identités différentes : Blond, Louis et Blandin, Louis ? Né vers 1806 en Savoie (à Cerve ?). Il fut blessé par un coup de baïonnette, le 28 juillet sur la place du Palais-Royal. Il reçut en cinq ou six fois la somme de deux cent trente francs. Le 9 novembre 1830, il adressait la lettre suivante au roi : « Le nommé Louis, Blond, demeurant rue Neuve-de-la-Ferme n° 38, vient très respectueusement exposer à Votre Majesté qu’il est une des victimes de la révolution. Il s’est battu avec beaucoup de courage les 27 et 28 jusqu’à 2 heures environ de l’après-midi, où il a reçu un coup de baïonnette d’un Suisse sur la place du Palais-Royal, ce qui l’a retenu alité pendant deux mois et demi, qu’il s’est fait soigner à ses frais ; il a dépensé plus de trois cents francs ; il n’a cependant aucune ressource que son état de frotteur, où il gagne trois francs par jour, ce qui lui a fait une perte de plus de cinq cents francs, et la Commission des récompenses ne lui a accordé que cent francs. Votre Majesté ne souffrira pas qu’un malheureux ouvrier soit victime de cette manière. Elle daignera donner des ordres pour le faire indemniser proportionnellement à sa perte quand elle saura surtout que l’argent qu’il a dépensé pour se guérir était sa seule économie et qu’il ne possédait que cela. » Il était porteur du certificat suivant : « Je certifie que le nommé Louis Blandre (sic), cre, a été de garde au ministère des Affaires étrangères du 29 au 30 juillet 1830 et qu’il ne l’a quitté que quand le poste de la garde nationale en a pris le commandement, et qu’il s’est très bien conduit. » Signé, le 10 août 1830 : Royal, concierge dudit ministère. Il se disait victime de l’injustice de Betou et il déposa un dossier à la Commission des Réclamants sise rue Bourg-Labbé. Cette Commission le dit dans une « situation sociale aisée ». On trouve, dans ce même dossier, sous le nom de Blandin, le certificat suivant : « Je certifie d’avoir vu blessé le 28 juillet 1830, place du Palais-Royal, au coin de la rue du Froidmanteau, le nommé Louis Blandin (sic), à qui j’ai donné les premiers soins, à défaut de chirurgien et qu’ensuite il a été confié au docteur Sangnier illisible, qui est maintenant en Pologne, comme membre de la Commission. » Signé, le 8 août 1831 : Johnson, pharmacien, 3, rue Caumartin ; Gaillardin ou Gaillardon. Le 8 août 1831, sans travail, sans ressources, souffrant toujours de sa blessure, il s’adressait (sous le nom de Blandin, Louis) à Laffitte, député de la Seine, pour obtenir un secours ; il écrivait avoir été guidé dans sa démarche par Mlle Boucault (voir Boucot Mlle, Lise, Marie), qui l’avait soignée. Il demeurait 38, rue Neuve-de-la-Ferme en novembre 1830 ; 17, rue du Rocher en 1831. Archives de la préfecture de police AA 373. Voir Blondin, Louis ?

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