Bochet, Jean-Louis
Biographie
Né vers 1792 à Montenay-en-Borne province de Carouge. Cordonnier. Une dépêche indiquait à son sujet : « Demande une gratification, pour la conduite qu’il a tenue dans les journées de Juillet. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des Réclamants, devant laquelle il sollicita la décoration de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, certifie que le sieur Bochet, Jean-Louis m’a sauvé la vie le 29 juillet, en face le pont des Arts, où une troupe de furibonds voulaient me jeter à l’eau et m’avaient en partie dépouillé, pour exécuter leur infâme projet, sous le prétexte que j’étais un Suisse. Fort heureusement pour moi que le brave monsieur Bochet, qui venait de combattre à l’attaque du Louvre, me reconnut, qu’il prit ma défense, m’arracha, au péril de sa vie, des mains de ceux qui voulaient me sacrifier pour profiter de mes dépouilles, dont ils s’emparèrent d’une partie, savoir de ma montre, d’une épingle en or et de ma cravate. Enfin ledit M. Bochet me conduisit avec quatre hommes chez mon frère, où on me pansa des blessures que j’avais reçues en combattant pour la liberté. En foi de quoi et pour rendre hommage à la vérité, j’ai délivré le présent à mon bienfaiteur, ledit M. Bochet, pour servir et valoir ce que de raison. » Signé, le 6 décembre 1830 : Dehesdin, B. (voir Dehesdin, Gaspard, Benjamin), garçon épicier, demeurant 39, rue de Bièvres ; avalisé par Peut, André, élève en médecine, demeurant 29, rue du Harlay-Dauphine. Martin, propriétaire, ajoutait l’apostille suivante : « Martin reconnaît avoir reçu le blessé ci-dessus par M. Bochet. » manque l’adresse à retrouver…Dans ce certificat on ne sait pas si c’est bien Dehesdin qui signe ou si la signature est absente… Il demeurait 24, rue Aubry-le-Boucher en 1831. Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives de la préfecture de police AA 373.