Bodeau, Félix
Biographie
Né le 4 août 1800 à Aunou-sur-Orne (Orne). Garçon boulanger. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, tous habitant et domiciliés à Paris, certifions que le nommé Félix Bodeau, garçon boulanger, […] que nous déclarons bien connaître, a quitté son ouvrage et sa susdite demeure le 29 juillet à 9 heures du matin, en chemise et sans autre vêtement qu’une cote de boulanger, qu’étant alors armé d’un fusil, il s’est dirigé dans la rue Saint-Honoré, où il s’est constamment battu pour la cause nationale ; que vers les 2 heures de l’après-midi, huit patriotes s’emparèrent du corps de garde de gendarmes situé place du Palais-Royal ; que ledit Bodeau, accompagné d’un autre individu, sont entrés les deux premiers dans ce corps de garde ; qu’il s’est ensuite dirigé, accompagné d’un seul individu rue Saint-Honoré vers la rue de Rohan, à l’effet de s’emparer d’une pièce d’artillerie qui y était établie par les absolutistes ; que le second patriote qui accompagnait ledit sieur Bodeau ayant trouvé là une mort glorieuse et la fusillade de la part des grenadiers royaux étant alors très vive, ledit sieur Bodeau ne put, seul, tenter plus longtemps la prise de cette pièce ; qu’il fut, au contraire, contraint de battre en retraite jusque dans la rue de Valois, où il trouva à se réfugier chez le sieur Cheron, peintre et vitrier, n° 6, l’un des signataires, qui, en le recevant chez lui, le mit à l’abri d’une mort certaine. » Signé, le 19 août 1830 : Potelin, boulanger, demeurant 4, rue des Bons-Enfants ; Dutreix, demeurant 10, cloître Saint-Honoré ; Prost, traiteur, demeurant 15, rue de la Bibliothèque ; Cheron, peintre en bâtiments, demeurant 6, rue de Valois ; Pichon, marchand boucher, demeurant 4, rue des Bons-Enfants ; Moris Prevenat (sic), demeurant 12, passage de la Pompe ; Cordier, demeurant 16, cloître Saint-Honoré ; Bainjamain, mercier, demeurant 6, cloître Saint-Honoré ; Gagnon, C. ; Ricard, demeurant 6, rue des Bons-Enfants ; veuve Dargent. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin, et son brevet le 10 août 1831. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 4, rue des Bons-Enfants en 1830 ; 5, rue Tirechappe en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement. Pourquoi il n’y a pas la médaille sur le Moniteur ?