Boimy, François, Marie
Biographie
Né le 9 août 1789 à Rennes (Ille-et-Vilaine). Cordonnier. Il prit part aux combats pendant les trois jours et, le 29 juillet au matin, il accrocha le drapeau tricolore sur la flèche de l’église Saint-Eustache. L’affaire dura trente à quarante minutes et il en descendit, écrivait-il, « épuisé de fatigues [ …] au milieu de mes amis et de leurs nombreux applaudissements ». Il eut le pied écrasé par un cheval à Rambouillet, alors qu’il servait une pièce de canon. Il fut soigné par le docteur Leroux, demeurant 22, rue de la Vieille-Monnaie. Mlle Letournuel illisible, demeurant 6, rue Montmartre, attesta qu’elle avait elle-même cousu le drapeau qu’avait placé Boimy en haut de l’église. On trouve sur la lettre qu’il fit parvenir à la Commission des récompenses nationales les signatures plus ou moins lisibles de : Breton, la veuve Gillet, Guérin, Lasson, Langlier. Il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut un total de deux cent cinq francs de secours, entre le 8 octobre 1830 et le 10 mars 1831, auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Sa médaille lui fut délivrée le 28 juin, et son brevet le 13 août 1831. Ne sachant signer, il fit simplement une croix, en présence de deux témoins qui certifièrent le connaître : François, Ulysse Feuillard, vannier, demeurant 18, rue de la Grande-Friperie, et Augustin, Joseph, Guarniez, coiffeur, demeurant 20, rue de la Grande-Friperie. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Boimy était marié et père de deux enfants en 1830. Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, deux secours de soixante-quinze francs en 1851, un secours de quarante francs en 1852, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 26, rue de la Grande-Friperie en 1830 (mais 6, rue de la Grande-Friperie sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/35 A et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A) ; 5, rue Pierre-au-Lard en 1830-1831 ; 12, rue des Carrières aux Batignolles en 1849-1852. Son dossier est marqué comme classé aux secours à divers titres. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IVe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 71 ; Archives de Paris Vbis1K4 2, Département de la Seine, IVe arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet, 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés du (ancien) IVe arrondissement ; Archives de Paris VD6 277 ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/35 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IVe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IVe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem 19 juin 1850, Emploi d’une somme de 705 francs provenant d’allocations non retirées par des décorés ou blessés de juillet 1830, minute 118, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem, Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Bourlier, Jean-François, Auguste un Boimy, qui signe, le 25 août 1848, le certificat suivant en faveur de Bourlier : « Je, soussigné, moi Boimy, déclare que le 28 juillet 1830 à 10 heures du matin, le nommé Bourlier, Auguste, Jean-François, a été blessé d’une balle à la jambe gauche et qu’il a agi avec courage dont il a été blessé place de Grève en combattant. » C’est lui ?