Boirard, Jean-François
Biographie
Né en septembre 1803 (mais en 1804 in Archives nationales F/1dIII/39) à Varin (à Vessin in Archives nationales F/1dIII/39) (Savoie). Ouvrier sur les ports en 1822, puis peintre en bâtiments. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il comparut, le 19 septembre 1831, devant le commissaire de police du quartier de Bonne-Nouvelle, pour déclarer « que le 29 juillet 1830 à 10 heures et demie du matin, il se trouvait sous les colonnes du Théâtre-Français, rue de Richelieu ; que le nommé Alexandre, Gabriel Munier, âgé d’environ trente-quatre ans, qui était aussi avec lui sous les colonnes du théâtre, avait quitté ce lieu pour aller dans la rue Saint-Honoré mais qu’au moment où il se trouvait à l’angle des rues de Richelieu et Saint-Honoré il l’avait vu tomber à plat ventre, frappé d’un coup de feu ». Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré non blessé, de vingt-cinq francs en 1831. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, en tant que décoré non blessé et nécessiteux, un secours de vingt-cinq francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut une gratification de vingt-cinq francs le 27 juillet 1833, de cinq francs en 1834, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1835, il sollicita des secours parce que « sans occupation depuis quelque temps », « sortant de subir une maladie assez longue » et soutien de sa mère, âgée de soixante-douze ans et infirme. Le préfet de police rapportait sur son compte : « On assure qu’il s’enivre assez souvent ; néanmoins aucune plainte ne m’est jamais parvenue. » Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de douze francs en 1835, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. En 1836, la même source administrative rapportait : « Sa position est extrêmement gênée. Il doit deux termes de loyer. On le dit adonné à l’ivrognerie. » Il reçut quarante francs de secours en 1836. En 1837, les mêmes sources administratives rapportaient : « Sans occupation depuis deux mois […] Il est d’une bonne conduite. […] Sa position n’est pas heureuse car il doit deux termes à son propriétaire. » Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification, en tant que décoré, de quatre francs et trente-cinq centimes en 1836, de cinq francs et trente centimes en 1837, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il reçut cinquante francs de secours en 1837, quarante francs en 1838, vingt francs en 1839, vingt-cinq francs en 1840. En 1841, il devint vitrier ambulant et les renseignements recueillis à son sujet rapportaient : « […] Quoique ayant vécu en concubinage pendant trois ans avec une marchande de poissons aujourd’hui détenue pour prévention de vol, le sieur Boirard jouit d’une assez bonne réputation. » Il reçut cinquante-cinq francs de secours en 1841, vingt-cinq francs en 1844, quarante francs en 1845, vingt-cinq francs en 1846 et 1847, quarante francs en 1848. En 1848, il était répertorié à la Commission des détenus politiques de la mairie de Paris ; il est indiqué sur son dossier comme « détenu plusieurs fois et en dernier lieu pour délit politique ». Il était alors marié et père d’un enfant. En 1849, les renseignements recueillis établissaient : « Il est sans ouvrage depuis dix-huit mois et sa femme qui est couturière ne travaille pas plus de trois jours par semaine. Il se livre à la boisson aussitôt qu’il a de l’argent. Si on lui accorde un secours, il serait prudent de le remettre à sa femme, dont on dit beaucoup de bien. Il doit trois termes à son propriétaire. » Il reçut quatre-vingts francs de secours en 1849. En 1851 : « […] Exerce la profession de marchand d’éponges. C’est un individu qui n’a pas d’ordre et qui fréquente les cabarets où se réunissent d’ordinaire les socialistes, dont il partage les opinions. » En 1852 : « […] Pauvre marchand d’éponges, qui gagne fort peu de choses, est marié et père d’un enfant âgé de huit ans, qu’il a placé chez les parents de sa femme. Le pétitionnaire se trouve dans une position des plus nécessiteuses. Sa conduite morale et politique ne laisse rien à désirer. » Il reçut cinquante francs de secours en 1852, 1853, 1854, et quarante francs chaque année entre 1856 et 1858. Sa fiche de police reprenait les condamnations suivantes : condamné à un an de prison par le tribunal d’Evreux le 24 octobre 1820 pour faux nom ; écroué le 20 mai 1822 à La Force pour vols, mis en liberté le 26 juin 1822 ; écroué six semaines à La Force le 27 janvier 1827 pour dégâts et tapage ; écroué à La Force le 28 juin 1832, pour provocation à la rébellion, et condamné à un mois de prison ; écroué à Sainte-Pélagie le 15 avril 1839, pour injures et menaces envers le roi, et renvoyé le 15 mai suivant. Il était garde national dans la 3e compagnie 4e bataillon, Ire légion, et son attestation de service depuis la révolution de Février jusqu’à octobre 1849 indique qu’il n’a pas participé à l’insurrection de juin. Il reçut une allocation de quarante francs entre 1849 et 1853, à titre de médaillé de Juillet. Il demeurait 50, rue d’Argenteuil en 1822 ; 21, rue Guérin-Boisseau en 1831 ; 12, barrière Poissonnière en 1831 in Archives nationales F/1dIII/35 B et deux fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. ; 12, barrière Rochechouart (extra-muros) en 1833 ; 1, rue du Château-Landon en 1834-1837 ; 3, rue des Gravilliers (ou du Gravier ?) à Neuilly en 1841 ; 32, rue du Faubourg-Saint-Honoré en 1848 ; 180, rue Saint-Honoré et 8, rue des Saussaies, place Beauvau en 1849 (mais 180, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1849 in Archives de la préfecture de police AA 369, minute 78) ; 31, rue d’Armaillé en 1851 ; 9, rue des Dames, aux Ternes, de 1851 à 1857 ; 26, rue de l’Etoile à Neuilly en 1857 et 1858 ; 32, rue du Faubourg-Saint-Honoré puis à l’hospice Beaujon, 20, cours d’Asnières. En 1857, le maire de Neuilly attestait qu’il habitait la commune depuis près de vingt-neuf ans. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Noms des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834, Liste des décorés de Juillet non pensionnés qui se sont présentés pour participer à la répartition des quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement suivant mandat de pareille somme reçu le 28 juillet 1835, Liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement par un mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, Etat nominatif des décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels a été répartie la somme de cent cinquante-deux francs attribuée au VIe arrondissement par la lettre de M. le ministre de l’Intérieur en date du 27 juillet 1836, Année 1837, Etat des décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui sont venus se faire inscrire pour participer s’il y a lieu à la gratification qui pourrait être accordée à l’occasion des fêtes de Juillet, Etat émargé (1837) par les décorés de Juillet du (ancien) VIe arrondissement qui ont participé à la gratification accordée par M. le ministre de l’Intérieur à l’occasion des fêtes anniversaires de 1830 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, I correspondance du préfet, enquêtes, liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les trois cent soixante-quatorze francs et quatre-vingt-dix centimes attribués au (ancien) VIe arrondissement par la lettre de M. le préfet de la Seine du 30 juillet 1834 ; Archives nationales liste nominative de MM. les décorés de Juillet non pensionnés entre lesquels ont été répartis les quatre cents francs attribués au (ancien) VIe arrondissement par mandat de M. le préfet de la Seine du 27 juillet 1835, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Etat des sommes payées par la Commission des récompenses nationales aux sous-lieutenants et aux décorés non blessés pour l’anniversaire de juillet 1830 du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, idem Souscription nationale, secours accordés à l’occasion de l’anniversaire des journées de Juillet aux décorés de la croix ou de la médaille, non blessés et nécessiteux, lettre de M. le préfet du 25 juillet 1831, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/68 in dossier Munier, Gabriel, Alexandre ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, idem Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 88, 89, idem, Demande de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, minute 179-180, en date du 3 mai 1851, idem Demandes de renseignements sur des décorés, combattants et veuves de Juillet 1830, 14 décembre 1851, minutes 208-209, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220. Voir un des Boirard in Browarniouck, Auguste, Victor ?