Boisset, Jacques, Marie
Biographie
Né le 25 février 1784 à Paris. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. En 1831, il était employé au ministère des Finances. Sous-chef à la caisse du Trésor public, voltigeur au 1er bataillon, Ire légion. Il adressa, le 22 avril 1834, une lettre au ministre de la Justice, lui soumettant la proposition de faire respecter absolument la loi qui enjoignait aux décorés de Juillet de prêter le serment. Beaucoup en effet, ne le faisaient pas et portaient cependant la décoration. Les décorés assermentés auraient eu, ainsi, un nouveau ruban, de couleur différente, et une nouvelle médaille : « Des mesures répressives viennent d’être proposées aux Chambres contre l’esprit de désordre. Tous les bons citoyens applaudiront à ces dispositions légales et énergiques mais elles resteront incomplètes tant qu’une déplorable tolérance laissera impunis le mépris de nos institutions et la résistance à la loi. […] Les véritables hommes de Juillet, ceux qui ont combattu pour les lois, ceux qui ne veulent que la Charte et la monarchie constitutionnelle, auxquelles ils ont juré fidélité, voient avec douleur et indignation le ruban qu’ils s’honorent d’avoir mérité avili par les fauteurs de troubles, par les artisans de la guerre civile. Ils en ont fait un appel à la révolte, ils le montrent aux classes ignorantes, qu’ils égarent, comme un symbole de patriotisme, qui doit les rallier, et ils osent proclamer leurs tentatives criminelles comme une conséquence de l’élan généreux de 1830. Il est temps d’arracher cette arme dangereuse des mains de l’anarchie qui s’en sert pour soulever toutes les mauvaises passions et faire croire aux insensés qu’elle abuse, que la royauté oublie son origine et qu’elle répudie les hommes qui ont contribué à la fonder. Que le gouvernement montre la ferme volonté d’en finir avec la rébellion, qu’il frappe sans ménagement toues les résistances coupables, que si une institution doit être modifiée, si un ruban doit être changé, qu’il se prononce, mais quoi qu’il décide que force et respect soient assurés à la loi […]. » Il demeurait 17, rue Bourbon-Villeneuve en 1831. 15, rue Royale-Saint-Honoré en 1834. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45.