Boissin, Simon
Biographie
Né vers 1770 à Chamajour, commune de Chambonas (Ardèche). Employé. Il fut blessé d’un coup de baïonnette derrière l’oreille. Il confia ses pièces à Odilon-Barrot, qui les remit trop tard à la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants. Il était porteur des pièces suivantes. La première : « Nous, soussignés, Simon et Auguste Durieu, père et fils, Etienne, Régis, Alexis Durieu frère, Jean-Marie, Antoine Bouzig et Claude Gardel, tous cultivateurs fonciers, habitant et domicilié au lieu de Chamajour, déclarons connaître parfaitement le sieur Simon Boissin, [comme] un honnête homme et que pendant la révolution a eu des pertes considérables. Nous attestons en outre qu’en 1795 les chouans ont été chez lui et que sa maison a été livrée au pillage et qu’en 1815 [il] n’a pas été plus heureux par l’envahissement des troupes étrangères, qu’il a été même [désarmé ?] à cause de son opinion patriotique. » Signé, le 11 janvier 1831 : Durieux ; Bouzig illisible ; Morin, Régis. La deuxième : « Nous, soussignés, certifions et attestons à tous qu’il appartiendra parfaitement connaître M. Simon Boissin, qui s’est montré avec courage dans les journées du 28 et 29 juillet 1830, pour combattre sur le boulevard Bonne-Nouvelle et en excitant ses connaissances et amis pour conquérir la liberté. N’ayant qu’à le recommander à toutes les autorités en cas de besoin, sa conduite étant des plus méritoires. » Signé, le 8 août 1830 : Roignan (voir Roignan, Pierre, Jacques), ancien lieutenant, garde nationale à la IIe légion de la garde nationale ; Petit, grenadier dans la garde nationale de Paris ; Jourdain, chasseur dans la garde nationale de Paris. La troisième, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, habitants de Paris, déclarons et certifions connaître particulièrement le sieur Boissin, Simon […] lequel dans les trois journées du 27, 28 et 29 juillet 1830, a donné des preuves de son courage, de son dévouement pour la liberté nationale, ayant combattu sur divers points, avec un zèle et une activité qui sont au-dessus de son âge. Désirant que la présente déclaration puisse lui attirer toute la bienveillance des autorités et pour qu’il puisse concourir aux récompenses nationales qui peuvent être décernées aux personnes qui s’en sont rendu dignes. » Signé, le 25 août 1830 : Boulanger, propriétaire, membre du collège électoral, demeurant 124, rue du Faubourg-Poissonnière ; De la Chaudromière, A., H., capitaine de la 1re compagnie du 2e bataillon de la IIe légion, demeurant 61, rue Rochechouart ; Salgat, sergent-major de grenadiers du 2e bataillon de la IIe légion, demeurant 23, rue Buffaut ; Gérard, membre du collège électoral, demeurant 8, rue Bleue ; Roignan (voir Roignan, Pierre, Jacques), ancien lieutenant, garde national à la IIe légion, demeurant 1 bis, rue de la Tour-d’Auvergne ; Goubey, membre du collège électoral, demeurant 3, rue Rochechouart ; Bonlai… (Bonlaine ou Bonlaire ?), propriétaire, membre du collège électoral, demeurant 45, rue du Faubourg-Poissonnière ; Dufour, François, Etienne (voir ce nom), de Villefranche, médecin, médecin et commissaire au bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, demeurant 54, rue Coquenard, qui ajoutait connaître particulièrement Boissin. Il demeurait 14, rue Papillon en juillet 1830 ; 8, rue Rochechouart en 1831. Archives de la préfecture de police AA 373.