Boivin, Jean-Baptiste, François
Biographie
Né le 8 avril 1811 (mais le 9 avril 1811 in Archives nationales F/1dIII/35 B, in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831 et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension, in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) à Auxerre (Yonne). Tourneur en cuivre (mais tourneur en fer dans son certificat d’hospitalisation in Archives de la préfecture de police AA 373 ; aussi in Archives de la préfecture de police AA 373 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail ; bien tourneur en cuivre in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales). Il fut blessé, le 29 juillet vers 13 heures, place du Palais-Royal, d’un coup de feu à chaque pied. Ses blessures étaient ainsi décrites par la mairie : « Coup de feu reçu le 28 juillet, aux deux pieds, avec fracture de plusieurs orteils et issue d’esquilles ; non encore guéri. Sa profession exigeant un exercice continuel du pied droit, le plus grièvement atteint, le blessé ne sera pas en état de la continuer. » Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de quatre-vingt-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut un secours de vingt francs, le 23 août 1830, un secours de cinquante francs, le 28 août, un secours de quarante francs (par l’intermédiaire de sa mère), le 8 septembre, un secours de quarante francs (par l’intermédiaire de sa mère), le 22 septembre, un secours de trente francs, le 7 octobre (sous le nom de Boivin, Adolphe, Jean-Baptiste, François), un secours de cinquante francs, le 15 octobre 1830, un secours de cinquante francs le 3 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 22 novembre 1830, un secours de cinquante francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 10 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 16 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de trente francs, le 25 avril 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 9 mai 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 2 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 20 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu premièrement au pied droit à travers le second et le premier orteil, deuxièmement au pied gauche à travers le gros orteil, blessures cicatrisées mais avec ankyloses de plusieurs articulations, difficultés et douleurs dans les mouvements. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui a entraîné une incapacité durable et complète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la troisième classe des blessés. » Il fut admis dans la troisième classe des blessés et pensionné de quatre cents francs. Il lui fut accordé par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rente perpétuelle de soixante-quinze francs. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants sise rue Bourg-Labbé. Il était porteur de deux certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que le nomme Boivin, Jean-Baptiste, François est parti, le 29 juillet 1830, sur les 7 heures du matin, qu’il était armé d’un fusil. » Signé, le 4 juillet 1831 : Tisserand, demeurant 24, rue Guérin-Boisseau. Le deuxième, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que le sieur Boivin, Jean-Baptiste, François a été blessé, les armes à la main, place du Palais-Royal, le 29 juillet 1830, et reconnais que mon fils, accompagné du sieur Fortier (voir Fortier, Georges, Bazile), reçu depuis aide-major au 59e de ligne, l’ont relevé du champ de bataille et transporté chez moi, où il fut soigné par le susdit chirurgien. » Signé, le 4 juillet 1831 : Malgras, marchand de vin, demeurant 24, rue Froidmanteau (voir Margra, Joseph ?) ; Mercier, Joséphine (voir ce nom), sage-femme, connue sous le nom de Victor, demeurant 15, rue Monsieur-le-Prince en juillet 1830. Il était célibataire en 1830. Il demeurait 24, rue Guérin-Boisseau (mais 22, rue Guérin-Boisseau une fois sur deux in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, l’autre fois bien 24, rue Guérin-Boisseau ; 24, rue Guérin-Boisseau aussi quatre fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés etc., in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc. et VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales et dans son bulletin d’hospitalisation in Archives de la préfecture de police AA 373) en 1830-1831 ; à Auxerre (Yonne), au palais de justice en 1831. Voir Maitron. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 53 ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du Ve arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 14 ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, état des blessés reçus dans les établissements de la 1re division des hôpitaux et hospices civils de Paris, domiciliés dans le (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Boivin, Adolphe), idem Liste d’incapacité de travail (sous le nom de Boivin, Adolphe, Jean-Baptiste, François), idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires) (sous le nom de Boivin, Jean-Baptiste), idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales (sous le nom de Boivin, Adolphe, Jean-Baptiste, François), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 3e classe ; Archives de la préfecture de police AA 373. Il y a in Archives de la préfecture de police AA 410 in dossier Renon, François, une lettre de Renon, qui, au moment de faire valoir ses droits auprès la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, donne des indications sur la participation d’un nommé Boivin à la Révolution de Février. Le passage le concernant était ainsi rédigé : « […] Dans notre dernière et glorieuse révolution de février, il a fait tout ce qui était en lui pour en assurer le succès. Le mardi, il se trouvait en face de la Chambre des députés et s’y rendait avec un nombre considérable de citoyens lorsqu’un commissaire de police les en empêcha en les faisant charger à la baïonnette par les gardes municipaux. Le mercredi, en compagnie de Boivin et de quelques autres camarades, ils parcoururent le quartier du Marais pour faire délivrer des armes au peuple, notamment dans la rue des Enfants-Rouges et la rue de Bretagne, rue Vieille-du-Temple. Au coin de celle de l’Oreille il faillit être tué par un feu de peloton de la ligne, commandé par un général qui mit pied à terre et commanda lui-même le feu, sur le refus du capitaine. Un garde national en costume et armé fut victime et tomba à ses pieds. Il le fit immédiatement relever et transporter à sa mairie, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. Vers les 10 heures du soir, avec une douzaine de citoyens énergiques, il se rendit aux bureaux du journal la Réforme pour prendre les ordres du citoyen Ledru-Rollin et il accompagna notre ami Caussidière envoyé pour inspecter et haranguer les insurgés des barricades des rues des Gravilliers, Jean-Robert, Transnonain et Aumaire. Le 24, il se joignit à la IIIe légion et se trouva à l’attaque et à la prise du poste du Palais-Royal. Il combattit à la barricade Valois avec Boivin et Cannuette […]. »