Bonissent, Pierre, Félix

Biographie


Né vers 1803 à Rouen (Seine-Maritime). Ancien militaire, ayant participé à l’expédition d’Espagne en 1823. Cartonnier. Blessé, marié et père de trois enfants, il reçut (sous le nom de Bonnissent) un secours de quatre-vingts francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1830 (sous le nom de Bonnissent), un secours de quinze francs, le 26 août (sous le nom de Bonnissent), un secours de dix francs, le 31 août (sous le nom de Bonissent et remis au docteur Chamant), un secours de vingt francs, le 9 septembre, un secours de vingt francs, le 18 septembre, un secours de deux cent cinquante francs, le 15 octobre 1830, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut une indemnité définitive de cent vingt francs ou de trois cents francs (il y a les deux versions), en tant que blessé de la 1re catégorie de la 2e classe, de la part de la Commission de la souscription nationale. Il reçut, en tant que blessé mais non décoré, un secours de cinquante francs, sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. En janvier 1835, se présentant comme garde national zélé, à son poste depuis juillet 1830, et à chacun des troubles, mais que des malheurs accablaient, il sollicita un secours. Le préfet de la Seine donna sur son compte les indications suivantes : « […] Veuf, père de trois enfants et sans aucun moyen d’existence ; […] en outre ses enfants, il a son père à charge et […] enfin la longue maladie de sa femme l’a réduit à la dernière misère. […A] toujours accompli avec zèle ses devoirs de garde national […]. » L’état-major de la garde nationale donna sur son compte les renseignements suivants : « M. Bonissent était garde national à la 1re compagnie du 1er bataillon de la VIe légion et servait avec beaucoup de zèle, mais sa malheureuse position l’a fait réformer il y a dix-huit mois, et, père de quatre enfants, il se trouve aujourd’hui dans le dénuement le plus complet, sans que cet état puisse être aucunement attribué à de l’inconduite. Ses anciens chefs expriment beaucoup d’intérêt en sa faveur et pensent que sa demande mérite d’être prise en considération. » Un autre certificat, délivré à une date indéterminée par ses capitaine et sergent-major de sa compagnie, attestait qu’il avait fait partie de la 1re compagnie du 1er bataillon de la VIe légion depuis sa formation et qu’il avait « su mériter par le zèle qu’il a toujours montré pour le service et l’ordre public et par sa conduite irréprochable, l’estime de tous ses camarades et le regret de le voir aujourd’hui, comme malheureux père de famille, dans la nécessité de les quitter ». Il ne toucha cependant aucun secours et les pièces qu’il avait fournies lui furent renvoyées. En 1837, la police indiquait qu’il était marié, père de trois enfants en bas âge, qu’il tenait une conduite régulière et était dans une position extrêmement gênée. Il reçut trente francs de secours en 1840. En 1841, qu’il était de bonne conduite et de bonne moralité. Il reçut un secours de vingt-cinq francs en 1841, de quarante francs en 1842, de quarante francs en 1843, de vingt-cinq francs en 1844, de soixante-cinq francs en 1845, de vingt-cinq francs en 1846, de quarante francs en 1847 et 1849. En 1852, les renseignements de police faisaient savoir que c’était un « honnête homme, dévoué au prince Napoléon et dont la conduite et la moralité ne laissent rien à désirer ». Il toucha un secours de quarante francs cette année-là. Il toucha un secours de quarante francs en 1853, en 1854, en 1855, un secours de trente francs en 1856. En 1857, les mêmes sources confirmaient qu’il était bien représenté et était un sympathisant du gouvernement de l’empereur. Il toucha un secours de quarante francs en 1857 Il demeurait 63, rue Meslay (mais deux fois 63, rue Meslay, une fois 53, rue Meslay in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc.) en 1830 ; 18, rue Neuve-Saint-Martin en 1831 ; 89, rue du Faubourg-Saint-Martin à une date indéterminée ; passage Aubert au 377, rue Saint-Denis en 1834-1835 ; 4, passage Philibert en 1837 ; 71, rue du Faubourg-du-Temple en 1841 et 1842 ; 6, rue de la Croix, quartier Saint-Martin en 1849 ; 34, rue Volta de 1849 à 1852, puis 26, rue Phélippeau, un logement au loyer annuel de cent quarante francs, jusqu’en 1859. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du VIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 75 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (secours accordés par la Commission des récompenses nationales aux blessés qui n’ont été classés dans aucune catégorie, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831), idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des indemnités définitives (sous le nom de Bonnissent, Pierre, Félix), idem états nominatifs des blessés admis à la répartition des fonds de la souscription nationale, 2e classe et 1re classe, idem Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement (sous le nom de Bonnissent) ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIe arrondissement, blessés de 1re classe ; Archives nationales F/15/3649-3650 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Demandes de renseignements sur des décorés ou combattants de Juillet 1830, 12 janvier 1852, minutes 214, idem Proposition d’accorder à 128 décorés, médaillés, veuves, ascendants, orphelins et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant à 6.895 francs, imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, en date du 19 avril 1852, minutes 217-220 (sous le nom de Bonissent, Pierre, Félix).

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