Bonneau, Jean-Louis
Biographie
Né vers 1778 à Aubervilliers. Journalier en 1848. Le 20 mars 1848, il déposa un dossier à la Commission des récompenses nationales, instituée après la Révolution de février, expliquant « qu’il désirerait participer (n’ayant point de fortune) aux récompenses nationales que la république française accorde à tous ceux qui, comme lui, ont exposé leur vie pour la défense de la patrie et de la liberté, notamment de 1830 à 1848 ». Il joignait à sa demande un certificat, délivré le 24 juin 1834, par le maire de la commune d’Aubervilliers et ainsi rédigé : « Nous, maire de la commune d’Aubervilliers, soussigné, certifions que le sieur Bonneau, Jean-Louis, tambour maître du 3e bataillon de la Ire légion de la garde nationale de la banlieue, fait partie de cette garde depuis 1815, époque où il a montré un courage digne d’éloges, en rappelant, en face de l’ennemi, les gardes nationaux pour s’opposer à [leur] entrée dans la commune. Que, lors de la réorganisation de la garde nationale en 1830, il en fit de nouveau partie et que dans toutes les affaires qui eurent lieu à Paris, notamment aux journées des 5 et 6 juin 1832 et 14 avril dernier il n’a cessé un seul instant d’être à la tête de son bataillon. Certifions en outre que le sieur Bonneau est un ancien militaire, blessé, qu’il a fait les campagnes des ans VII et VIII à l’armée du Rhin, de l’an IX en Italie, celles des années XII et XIII à l’armée de Venise, celles de 1806, 1807, 1808 à l’armée de Naples, celles de 1809, 1810, 1811 en Espagne. Blessé de deux coups de feu à la main gauche à Zurich (Suisse), le 3 vendémiaire en VIII, le tout ainsi que le prouve évidemment le congé absolu dont il est porteur. Certifions enfin que si le sieur Bonneau est recommandable par les bons et loyaux services qu’il a rendus à la patrie, il ne l’est pas moins par sa conduite et ses mœurs. » Sa demande fut rejetée par la Commission. En 1848, il était marié et père de trois enfants, dont l’aînée était âgée de trente-quatre ans, et les deux garçons de vingt-quatre et dix-sept ans. Il demeurait 2, rue de la Nouvelle-France à Aubervilliers en 1848. Archives de la préfecture de police AA 373.