Bonnefoi, Jean-Pierre, Victor
Biographie
Né le 21 octobre 1778 à Bobigny (Seine). Ouvrier sur le port Saint-Nicolas. Il fut blessé et brûlé en plusieurs endroits, dont le visage, par une explosion de poudre. Il était porteur du certificat suivant : « Je, soussigné, propriétaire de la maison rue Geoffroy-Lasnier n° 16 bis, certifie que le nommé Pierre, Victor Bonnefoi (sic), demeure dans ma maison depuis plusieurs années et qu’il a été brûlé dans plusieurs endroits, ce qui l’a empêché de travailler depuis le 28 juillet où il était à défendre son pays, place de Grève. » Signé, le 18 août 1830 : Leguillon. Suivaient aussi les signatures de : Blandin ; Lesieur ; Bardot. Il reçut (sous le nom de Bonnefoy) un secours de quarante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il reçut, après la révolution, un total de cent soixante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor sur les listes du Bulletin des lois et sur celles du Moniteur universel). Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor), à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il était marié en 1830. En 1838, les renseignements de police indiquaient qu’il était marié, qu’il avait eu vingt-trois enfants dont deux seulement étaient encore à sa charge et qu’il avait une bonne réputation. Il reçut trente francs de secours en 1838, trente francs en 1840. En 1842, il ne pouvait présenter son brevet de médaillé, un de ses petits-enfants l’ayant pris de dessus la table et l’ayant déchiré en petits morceaux, en croyant que c’était un papier avec lequel il pouvait jouer. Cette année-là, il était employé à l’entrepôt des sels au canal Saint-Martin et la préfecture de police assurait qu’on disait « beaucoup de bien sur lui ». Il toucha soixante-cinq francs de secours en 1842. En 1843, âgé de soixante-quatre ans, sa femme elle-même âgée de soixante-trois, toujours affligé de sa blessure qui lui avait presque fait perdre la vue, il sollicita un nouveau secours. Il toucha quarante francs de secours en 1843 et quarante francs en 1848. Il demeurait de 1823 à au moins 1839 16, rue Geffroy-Lasnier ; 54, rue de l’Hôtel-de-Ville de 1842 jusqu’à au moins 1848. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du IXe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 81 (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor) et dossier indemnitaires classés et non classés (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor) ; F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 (sous le nom de Bonnefoi) ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor, faire le changement) ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) IXe arrondissement, blessés de 1re classe (sous le nom de Bonnefoy, Pierre, Victor).