Bonnet, Jacques, Louis

Biographie


Né le 19 thermidor an V (selon son acte de naissance mais le 24 thermidor an V in Archives nationales F/1dIII/36 ; le 20 thermidor an V in Archives nationales F/1dIII/38 A) (6 août 1797) à Charenton-le-Pont (Seine-et-Marne), fils de Bonnet, Bonnet, Jean-Baptiste, coquetier, et de Saugé, Catherine, son épouse. Ebéniste. Il fut jeté dans la Seine près du Pont-Royal, le 29 juillet 1830. Il fut soigné à l’ambulance établie par le docteur Gendrin, Augustin, Nicolas dans la salle du Tivoli d’hiver, 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré. Gravement contusionné, il reçut un secours de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIIe arrondissement. Le 13 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement comparurent : Benoit, Jean, Alexandre (mais Benoist, Jean, Alexandre dans la comparution en faveur de Drouard, Jean-Baptiste in Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Drouard, Jean-Baptiste), facteur à la poste aux lettres, demeurant 42, rue du Faubourg-Saint-Antoine ; Michault, Antoine, Paul, Parfait, serrurier, demeurant 38, rue Traversière-Saint-Antoine ; Drouard, Jean-Baptiste (voir ce nom), cordonnier, demeurant 13, rue du Pont-aux-Choux. Ils attestèrent connaître parfaitement Bonnet […], demeurant ci-devant rue du Faubourg-Saint-Antoine n° 162 et actuellement même rue n° 142 et savoir qu’il a été blessé le 29 juillet 1830 près le pont Royal ». De la même manière, le 13 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, comparurent les mêmes : Michault, Antoine, Paul, Parfait, serrurier, demeurant 38, rue Traversière-Saint-Antoine ; Drouard, Jean-Baptiste (voir ce nom), cordonnier, demeurant 13, rue du Pont-aux-Choux. Ils attestèrent connaître parfaitement Bonnet « et savoir qu’il est marié, sans enfant, qu’il est sans fortune et n’a que le produit de son travail pour vivre ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « S’est plaint d’éprouver des tremblements dans tout le corps et particulièrement dans les membres supérieurs, qu’il attribue à une chute dans la Seine, où il aurait été précipité, circonstances qui si elles sont constatées lui donnent droit à être placé dans la seconde classe des blessés avec une indemnité pendant deux ans. » Il fut admis dans la 2e catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement, et reçut une indemnité de six cents francs versés sur deux ans. Il reçut, à titre de blessé de la 2e catégorie de la 2e classe, une indemnité définitive de six cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. En 1830, il était marié, sans enfants et sans fortune. Il comparut, le 20 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Paut, François, Agnan et savoir « qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 place de l’Hôtel-de-Ville et faubourg Saint-Antoine ». Il comparut le 25 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester connaître parfaitement Guérin, Nicolas, Joseph et « savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830, rue du Faubourg-Saint-Antoine n° 80, par suite d’une tuile ». Il comparut, le 13 avril 1831, devant le maire du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Drouard, Jean-Baptiste (voir ce nom) et « savoir qu’il est sans fortune et qu’il n’avait pour vivre que le produit de son état de cordonnier, qu’il est veuf et a cinq enfants ». De même le 13 août 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIIe arrondissement, pour attester parfaitement connaître Drouard, Jean-Baptiste (sic) et « savoir qu’il a été blessé le 28 juillet 1830 rue de Lancry près la porte Saint-Martin ». En 1837, il était « dans une misère horrible ». En 1838, les renseignements de police indiquaient : « Cet homme […] marié, sans enfant, a une mauvaise santé et est incapable de se livrer à un travail soutenu. Il fabrique des chaufferettes et ce qu’il gagne ne peut suffire à ses besoins. Il est dans une position très malheureuse. Sa conduite est régulière. » Il toucha quarante francs de secours en 1838, cinquante francs en 1839, vingt-cinq francs en 1840, soixante-cinq francs en 1841. En 1842, les renseignements indiquaient que ses maladies et blessures l’avaient forcé d’abandonner sa place de facteur auxiliaire à la poste aux lettres et qu’il était paralysé des membres inférieurs. Puis la même année : « Il est à l’hospice annexe de l’Hôtel-Dieu depuis le mois de novembre dernier [1841]. On assure que sa maladie est incurable. Sa femme, dont la profession est fort peu lucrative, a été réduite par la misère à demander l’hospitalité à une personne qui s’est intéressée à elle. » Il toucha soixante-cinq francs en 1842, quarante francs en 1843. En 1844, une apostille du préfet de la Seine le dit « très misérable et atteint d’une maladie incurable » ; Bonnet avait demandé à être admis à l’hospice des Incurables. Il toucha quarante francs de secours en 1844 et vingt-cinq francs en 1845. Il mourut le 18 février 1846 à l’hospice de vieillesse hommes de Bicêtre, où il était entré en 1844 à la faveur d’une vacance de place. Sa femme s’appelait Bernard, Louise, Angélique, née à Charenton le 23 juin 1790 ; ils s’étaient mariés le 31 juillet 1819 à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement de Paris. Elle se remaria avec Armant, Bara, Brutus, né en 1793 à Paris, tourneur en cuivre. Elle fit plusieurs demandes de secours mais, bientôt, son domicile resta inconnu et il semble que, poussée par la misère, elle eût tout à fait disparu. Elle toucha quarante francs de secours en 1846 et vingt-cinq francs en 1847. En 1849, les époux Armant étaient inscrits au bureau de bienfaisance du (ancien) VIIIe arrondissement. Bonnet demeurait 162, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1830 ; 152, rue du Faubourg-Saint-Antoine en 1830 (152, rue du Faubourg-Saint-Antoine sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39) ; 142, rue du Faubourg-Saint-Antoine (par exemple in Archives nationales F/1dIII/38 A et dans le témoignage devant le juge de paix) en 1831 mais à Ivry-sur-Seine en 1831 in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives de Paris VD3 1-2 ; 11, rue de Charonne en 1837 ; chaussée Poissonnière, hors barrière n° 18 en 1837-1838 ; 13, rue de la Charbonnière en 1838 ; 1 bis, rue de Sully de 1842 à 1846 ; 61, rue de la Tixeranderie, où elle était portière en 1849 ; sa veuve, remariée, 131, rue du Faubourg-Saint-Antoine, chez M. Bache, en 1850. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 8, des blessés de Juillet ayant reçu une indemnité temporaire, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont été admis à des secours temporaires (300 fr. pendant deux ans), le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe catégorie de la IIe classe du VIIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 79 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement (1830-1849), paiements faits aux victimes de Juillet sur les fonds de la Souscription nationale (liste de blessés de 2e classe), avec une indemnité de six cents francs ; Archives de Paris VD6 471 n° 5, liste des médaillés de Juillet auprès du (ancien) VIIIe arrondissement ; Liste des blessés présents le 29 juillet 1830 à 10 heures à l’ambulance établie 45-47, rue de Grenelle-Saint-Honoré, salle du Tivoli d’hiver in Archives de Paris VD6 277 in dossier Gendrin, Augustin, Nicolas ; Archives de Paris VK3 43 (couverture du dossier Diguet, Victor) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (243) citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis en raison de leurs blessures à des secours temporaires basés d’après le jury médical ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/53 in dossier Drouard, Jean-Baptiste ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Guérin, Nicolas, Joseph ; Archives nationales F/1dIII/70 in dossier Paut, François, Agnan ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) VIIIe arrondissement, blessés de la 2e catégorie de la 2e classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou médaillés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 78, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109.

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