Borand, Augustin

Biographie


Né entre 1788 et 1794 à Cambrai (Nord). Ancien militaire au 46e régiment de ligne, congédié en 1815, puis ouvrier tailleur. Il reçut plusieurs blessures pendant les combats, dont une contusion à l’épaule gauche et un coup de sabre au pied, le 28 juillet dans la rue Saint-Denis. Alors père de quatre enfants, il reçut un secours de soixante-dix francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis. Il reçut (sous le nom de Borand, Auguste) un total de cent francs de secours auprès de la sous-préfecture de Saint-Denis. Il adressa la demande de décoration suivante : « Parmi tant de beaux traits d’héroïsme qui ont illustré la ville de Paris, j’espère faire entendre ma voix […]. Soldat de l’ancienne armée, j’ai parcouru pendant les trois jours les quartiers de la capitale partout où le danger parut imminent. Je volai au secours de la patrie, guidé par un chef de l’ex-garde impériale. Je me suis réuni à sa petite troupe, composée d’ouvriers de tous états, à la porte Saint-Denis, au boulevard des Capucines, à l’Hôtel de ville, aux Tuileries, à Rambouillet, nous avons forcé le dernier repaire de la tyrannie. » Robert, J., E. apostilla de la manière suivante sa demande : « Je, soussigné, ex-sergent-major de la Garde impériale, atteste que le sieur Borand, ancien militaire, a été blessé en combattant auprès de moi, rue Saint-Denis, en chargeant les troupes royales. » Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès du (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Les renseignements de police indiquaient à son sujet, en 1848 : « Il vient loger de temps en temps dans un garni tenu par une dame Moret, place Lévis. […] C’est un ivrogne et un paresseux, menant une vie nomade et aventureuse. Il a été condamné à un an de prison par le tribunal de Cambrai, le 6 septembre 1828, pour escroquerie. » En 1849 : « Sans ouvrage depuis fort longtemps, c’est à peine s’il peut payer son petit garni de six francs par mois. Il se trouve dans une position fort précaire. » Il reçut un secours de cinquante francs en 1849 et en. 1851, à titre de combattant de Juillet. En 1852, la même administration renseignait à nouveau : « […] Tient une conduite régulière ; il est […] sans ressources, sans charges. Il est dévoué à la cause de l’ordre et mérite à tous égards la bienveillance de l’autorité. » Il reçut, cette année-là, un secours de cinquante francs. Il demeurait aux Batignolles en 1830 ; 26, rue de Lévis aux Batignolles vers 1848 ; 13, route de la Révolte à Clichy-la-Garenne en 1849 ; 23, route d’Asnières aux Batignolles de 1849 à 1851 ; 50, rue d’Astorg en 1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 51 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe de larrondissement de Saint-Denis auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 90 ; Archives de Paris VK3 41 ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis ; Archives nationales F/1dIII/45 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives, (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 70, idem Avis du prochain ordonnancement d’une somme de 4.175 francs pour être répartie entre 95 décorés, combattants et veuves de Juillet domiciliés dans le département de la Seine minutes 88, 89, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition d’accorder à 143 décorés, veuves et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 7.510 francs imputables sur le chapitre 6 du budget de 1852, minutes 233-237, en date du 9 août 1852.

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